COMPLÉMENTS ALIMENTAIRESUtiles à la santé ? 15.11.2007 |
EN QUELQUES MOTS ET QUELQUES CHIFFRES
- Les compléments alimentaires désignaient à l’origine des aliments particulièrement riches en certains nutriments (pollen, levure de bière, algues, huile d’onagre ou de bourrache, huiles de poissons, germes de blé, etc.). Ces compléments pouvaient être des aliments non transformés (pollen, algues), mais actuellement il s'agit de plus en plus souvent de produits transformés (poudre ou comprimés).
- Une directive du parlement européen adoptée en juin 2002 définit les compléments alimentaires comme des "denrées alimentaires constituant une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique".
- La directive européenne définit une liste de 13 vitamines : A, B1, B6, B12, niacine, acide folique, acide pantothénique, biotine, C, D, E, K et de 15 minéraux (terme qui inclut les oligo-éléments): calcium, magnésium, fer, cuivre, iode, zinc, manganèse, sodium, potassium, sélénium, chrome, molybdène, fluor, phosphore, autorisés dans les compléments alimentaires.
- Le marché total des compléments alimentaires atteint plusieurs centaines de millions de francs par an, en comptant le circuit de la pharmacie et de la grande distribution. Il est en constante progression.
- Les produits pour la minceur sont les plus demandés (environ 50%), viennent ensuite ceux contre la fatigue, la ménopause, les solaires, la peau, les cheveux, le stress et les sédatifs.
- De nombreux compléments alimentaires sont en outre utilisés pour la prévention des maladies cardiovasculaires et des cancers. Ces dernières années en effet on a pu montrer le rôle des dérivés actifs de l’oxygène (les radicaux libres) dans les processus cellulaires entraînant le développement des maladies cardiovasculaires et des cancers. On a aussi mis en évidence que des composés tels que le bêta-carotène, la vitamine C, la vitamine E, le sélénium et le zinc avaient des propriétés antioxydantes et pouvaient donc offrir une protection contre ces pathologies.
- Les compléments alimentaires dans le domaine de la prévention des maladies cardiovasculaires et des cancers ne servent à priori à rien. Plusieurs études ont montré que les individus en bonne santé trouvent en effet tous les nutriments dont ils ont besoin dans une alimentation riche en fruits et en légumes. Ces aliments sont les principales sources des deux antioxydants majeurs, la vitamine C et le bêta-carotène, et constituent également, compte-tenu des quantités consommées, une source non négligeable de vitamine E. (Voir résultats de l'étude SU.VI.MAX annexée).
- Les compléments alimentaires sont loin d'être inoffensifs. Une étude récente publiée dans le JAMA (Journal of the American Medical Association) montre que les cures de bêta-carotène, de vitamine A ou E augmentent la mortalité respectivement de 7%, 16% et 4%.

