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CANNABIS
16. A quel âge les
jeunes commencent-ils à consommer du cannabis ?
17.Le
cannabis est-il plus fortement dosé aujourd’hui ?
18. Est-ce que c'est facile
de se procurer du cannabis dans les écoles ?
19.
Les jeunes utilisent-ils le joint comme
un calmant ?
20.
La consommation de cannabis peut-elle
avoir des effets psychologiques graves ?
21. Y a-t-il un lien direct
entre consommation de cannabis et schizophrénie ?
22.
Consommer du cannabis à travers
des gâteaux, donc par voie orale, est-ce nocif pour la santé ?
23.
Fumer régulièrement un joint,
cela a-t-il des conséquences sur les poumons ?
24. Pour la consommation
de cannabis, peut-on parler de consommation passive pour les non-consommateurs ?
25.
Peut-on savoir à l’avance
qui risque de devenir dépendant du cannabis ?
26.
En tant que parent peut-on tolérer
qu’un ado fume un petit peu pour se détendre le week-end ?
27. Comment faire arrêter
le joint à un ado ?
28.
Les consommations sont-elles différentes
en Suisse et en France, où le cannabis est clairement prohibé
?
Question
: A quel âge les jeunes commencent-ils à consommer
du cannabis ?
FN : Il y a beaucoup de jeunes qui essayent déjà au
cycle. Ils fument un joint de temps en temps ou quand ils sortent
un soir. Ce que l'on voit c'est qu'à seize ans il y a déjà
environ 30% des jeunes qui ont essayé au moins une fois.
Et puis à 19 ans il y a à peu près 40% des
jeunes dans la population des apprentis, des collégiens ou
à l'ECG qui ont déjà fumé un joint.
Ce n'est pas pour autant qu'ils sont des fumeurs réguliers
de cannabis. A cet âge-là, il y a seulement 10% des
jeunes qui fument beaucoup, plusieurs fois par semaine.
Question
: Le cannabis est-il plus fortement dosé aujourd’hui
?
MCK : La quantité de tétrahydrocannabinoïde ou
THC, c'est-à-dire la partie active dans le cannabis a nettement
augmenté ces dernières années. Dans les années
soixante, la concentration en THC était autour de 1 à
1,5%, dans les années septante autour de 2 à 2,5%.
Aujourd'hui on trouve des concentrations au minimum de 4 à
5% et jusqu'à 31%. Il faut savoir quand même que ce
sont des botanistes qui font des croisements de plantes, des biologistes,
des profs qui se sont reconvertis en Hollande entre autres, et qui
font pousser les plantes avec une teneur en THC extrêmement
élevée. Il y a 66 cannabinoïdes, mais c'est vraiment
la partie la plus active de la plante. Et il faut dire que le cerveau
est en développement jusqu'à l’âge de
18 ans et on peut se demander si à long terme on peut avoir
des conséquences plus graves que ce l'on voit actuellement.
C'est vrai que la bonne nouvelle, c'est quand même que la
majorité des jeunes arrêtent la consommation de cannabis
avant l'âge de 20 ans. On estime que 70% à peu près
vont arrêter, 20% vont continuer à consommer de façon
récréative et festive de temps en temps, et 10% vont
devenir dépendants.
Question
: Est-ce que c'est facile de se procurer du cannabis dans les écoles
?
CT : Oui des produits, il y en a dans les écoles, c'est vrai.
Et objectivement, l'accès est facile au cannabis. Il y a
une offre, mais il faut aussi être un minimum attiré
et demandeur et curieux. Dans l'école dans laquelle je travaille,
j'ai l'œil donc je vois où on consomme, je vois où
les jeunes roulent, où les jeunes s'échangent de la
marchandise. Et il y a des tas de collègues enseignants qui
ne voient pas, qui n'ont pas l'œil attiré. Et je pense
que tous les jeunes ne voient pas non plus. Et ça il faut
quand même le dire. Il y a une offre, elle est importante,
mais il faut une disponibilité aussi.
Question
: Les jeunes utilisent-ils le joint comme un calmant ?
MCK : Plusieurs enquêtes ont montré que la raison principale
des jeunes qui consomment d'une façon régulière
et intense, c'est le stress, c'est le conflit avec les parents,
avec l'entourage, c'est la dépression, c'est l'anxiété.
L'abus de la substance est utilisé dans un but d'automédication.
Mais au moment où l'on est en train de substituer les conflits
intrapsychiques par une substance, on est dans un très, très
grand risque de rentrer dans la dépendance. J'aimerais souligner
aussi que la précocité, l'intensité et le mélange
des différents produits, aujourd'hui sont corrélés
positivement avec une addiction ultérieure. Nous cliniciens,
on est très inquiets ces dernières années parce
que les jeunes consomment de plus en plus tôt des quantités
de plus en plus importantes et en plus en mélangeant différents
produits ou en passant rapidement d'un produit à l'autre.
Question
: La consommation de cannabis peut-elle avoir des effets psychologiques
graves ?
MCK : Les produits, comme le cannabis, quelques fois ont des aspects
plaisants, c’est pourquoi tout le monde les consomme d'ailleurs,
mais il y a des aspects négatifs. On est pas tous égaux
devant un joint, ou devant une substance quelle qu'elle soit. Cela
dépend d'une vulnérabilité génétique,
une vulnérabilité neurobiologique. Chez certaines
personnes qui ont cette fragilité, la consommation de cannabis,
mais pas la consommation occasionnelle et festive dans des petites
quantités de THC, mais plutôt une consommation intense
et fréquente en quantités très importantes
et surtout avec une concentration en THC très élevée,
peut induire certains troubles psychologiques ou plutôt psychiatriques.
On pense que chez ces personnes, il y a quand même un état
pré-morbide qui, peut-être, ne se déclencherait
pas s'ils n'avaient pas consommé du cannabis. Alors ça
pourrait être une schizophrénie, c'est-à-dire
un type de psychose, ça pourrait être un trouble bi-polaire,
ce que l'on appelait à l'époque maniaco-dépressif,
mais ça pourrait être aussi, ce dont on parle très
peu, un trouble anxieux, et surtout les phobies, type agoraphobie,
et claustrophobie. Et les symptômes peuvent continuer malgré
l’arrêt de la consommation. Mais c'est plutôt
rare, je tiens à le dire. La majorité des jeunes qui
consomment vont bien.
Question
: Y a-t-il un lien direct entre consommation de cannabis et schizophrénie
?
MCK : Les adolescents nous posent très souvent la question
s'il y a un lien direct entre la consommation de cannabis et la
schizophrénie. La réponse est non. Il n'y a pas un
lien direct. C'est vrai que chez les gens fragiles ou vulnérables,
mais c'est la minorité des personnes, le cannabis pourrait
déclencher une schizophrénie. Mais ce sont des gens
qui sont déjà malades sans le savoir. Mais le cannabis
peut avoir des conséquences sur les troubles cognitifs :
grandes difficultés d'apprentissage, diminution de la concentration
et de la mémoire. On sait aujourd'hui qu'après l'arrêt
de la consommation de cannabis, les personnes reprennent leur capacité
cognitive. Mais ce qu'on ne savait pas il y a deux ans, c'est qu'on
pensait qu'il suffisait d'arrêter et la personne travaillait
de nouveau bien à l'école. Aujourd'hui on sait que
ce processus peut prendre jusqu'à une année après
l'arrêt complet de la consommation de cannabis. Peut-être
que l'année est perdue au niveau scolaire, mais on dit toujours
aux parents, ce n'est pas grave, le but c'est quand même qu'il
ait arrêté la consommation et qu'il reprenne petit
à petit son travail dans l'école ou au CEPTA ou ailleurs.
Ce sont les deux conséquences les plus graves sur le plan
psychique. On parle de schizophrénie, mais il ne faut pas
oublier que cela pourrait être un trouble bi-polaire ou maniaco-dépressif,
que ça pourrait être une anxiété, etc…
Mais ce sont vraiment des cas rares. Preuve en est, beaucoup de
jeunes consomment le cannabis, mais il n'y a pas plus de schizophrènes
dans la société aujourd'hui qu'il y a vingt ans.
Question
: Consommer du cannabis à travers des gâteaux, donc
par voie orale, est-ce nocif pour la santé ?
MCK : Ce n'est pas une histoire de nocivité pour la santé.
C'est l'histoire éventuellement des conséquences psychologiques
graves qui peuvent se produire. Pour qu'une substance fasse de l'effet,
ça ne dépend pas seulement de la substance elle-même,
de la dose, ça dépend surtout du contexte dans lequel
se trouve un jeune, surtout de ses attentes et de son état
d'esprit. Alors, si vous avez consommé le cannabis à
votre insu, que vous ne saviez pas que vous l'avez consommé,
dans un gâteau, dans une boisson, dans les bonbons, etc…,
d'abord les effets sont retardés. La personne qui ne savait
pas qu'elle avait consommé du cannabis, a très, très
fréquemment des mauvais trips, des mauvais voyages. Elle
est très surprise par une espèce d'état de
confusion, de dépersonnalisation, cela peut aller jusqu'à
la paranoïa et ce que l'on appelle la psychose toxique due
au cannabis. Ce sont des cas très rares, mais ce sont souvent
des jeunes filles qui ont consommé des gâteaux, des
bonbons et qui ne le savaient pas. Elles ont peut-être consommé
une seule fois dans leur vie, mais à cause des effets surprenants
du produit, elles peuvent développer des aspects psychologiques
quand même graves, qui disparaissent au fur et à mesure
que le cannabis est éliminé de l'organisme.
Question
: Fumer régulièrement un joint, cela a-t-il des conséquences
sur les poumons ?
FN : C'est de la fumée, donc ça a les conséquences
qu'a le contenu de la fumée. Cela irrite.
MCK
: Chez les gens qui présentent de l'asthme, cela peut aggraver
les états d'asthme, par exemple, mais on ne peut pas dire
aujourd'hui que la plante elle-même a un risque de cancerogénéïté.
On ne peut pas encore dire ça. Vous savez, l'abus, ça
diffère d'une substance à l'autre. Un verre de vin
rouge aujourd'hui, beaucoup de médecins l'encouragent même.
Ce n'est pas un abus, cela veut dire ce n'est pas nocif pour la
santé. Une cigarette par jour, une seule c'est déjà
nocif pour la santé. Vous avez autant de risques de développer
des conséquences graves, surtout sur le plan des cancers,
dans votre organisme. Pour les joints, les études sont très,
très partagées. Il y a des études en cours,
mais aujourd'hui on ne sait pas encore si un joint peut être
nocif pour la santé déjà.
Question
: Pour la consommation de cannabis, peut-on parler de consommation
passive pour les non-consommateurs ?
MCK : On l’évoque très peu, mais c'est comme
la fumée passive du tabac. Il y a aussi une consommation
passive du cannabis, et une consommation passive de l'héroïne.
Si vous êtes à côté de quelqu'un qui fume
de l'héroïne, par inhalation vous allez également
être positif à l'héroïne, pas forcément
dans les urines ou dans le sang, bien sûr, mais tout ce qui
est voies respiratoires, et surtout dans la salive vous serez positif.
Alors c'est vrai qu'il faut réfléchir aussi, à
ce qu’on fait subir aux enfants, et aux femmes enceintes à
travers la consommation de cannabis. Il y a des parents quelques
fois qui consomment devant leurs adolescents, ou vice-versa. Il
faut vraiment se poser les bonnes questions au sein de la famille.
Question
: Peut-on savoir à l’avance qui risque de devenir dépendant
du cannabis?
MCK : Il y a beaucoup de jeunes qui ont déjà essayé
le cannabis, si on prend la tranche d'âge quinze, seize ans,
il y a en tout cas 50% des garçons et à peu près
39% des filles qui ont déjà touché au cannabis.
Ils ne sont pas pour autant devenus tous des consommateurs réguliers
ou ont un jour passés à la drogue dure. Cela veut
dire qu'il ne suffit pas seulement d'une rencontre entre la personne,
le produit et un certain environnement. Il faut aussi regarder ce
qui est derrière la personne et surtout sa fragilité.
J'insiste beaucoup sur le neurobiologique, parce que je pense que
dans quelques années les addictions seront classées
dans les maladies neurologiques, parce qu'il y a quand même
des modifications neurobiologiques. Il y a certaines fragilités
où la substance accroche beaucoup plus facilement que chez
les autres. Mais aujourd'hui la médecine ne peut pas prédire
qui d’entre nous est plus fragile qu'un autre. Mais on peut
faire attention à un signal d'appel, et surtout aux facteurs
de risques qui sont : certainement le jeune âge, le fait de
consommer quotidiennement des quantités importantes, de mélanger
les différentes substances, d'utiliser la substance comme
automédication du stress, de la dépression, de l'anxiété.
Tous ces facteurs doivent être dépistés. Il
faut les voir, et surtout parallèlement, dans les thérapies
c'est ce que l'on fait, essayer d'augmenter les capacités
de la personne, ses facteurs de protection, de pouvoir dépasser
ces difficultés. Très concrètement par exemple,
aujourd'hui on sait que tout ce qui est une bonne estime de soi,
la confiance en soi, la capacité de responsabilité,
la capacité de s'intégrer, de s'autonomiser, etc.
sont des facteurs de protections par rapport à une addiction.
Alors on essaye d'augmenter les ressources de la personne, on travaille
sur le côté sain, c'est-à-dire sur les compétences
que les jeunes ont encore pour essayer, non pas d'éviter
et de contourner, mais simplement de les dépasser. Comme
je vous ai dit, on ne peut pas du tout prédire qui d'entre
nous à un moment donné va devenir dépendant.
C'est vrai qu'une consommation très quotidienne et très
régulière va entraîner une dépendance.
Mais quand on dit dépendant, cela ne veut pas dire consommer
forcément tous les jours régulièrement, il
faut que la personne remplisse des critères très clairs
pour la dépendance, soit la perte du contrôle sur sa
consommation de produits, l'incapacité de se passer du produit,
ou, s'il arrête, de présenter le symptôme de
manque. Aujourd'hui beaucoup de gens ne savent pas que, quand on
arrête la consommation de cannabis, on n'a pas seulement une
dépendance psychologique, mais aussi physique. On souffre
physiquement quand on arrête la consommation de cannabis.
La personne aussi petit à petit, dans les critères
de dépendance, doit augmenter sa dose pour avoir les mêmes
effets, ce que l'on appelle la tolérance. Elle va aussi petit
à petit abandonner toutes ses activités et en plus
continuer sa consommation malgré les conséquences
néfastes sur sa vie privée. Voyez, il faut qu'elle
remplisse plusieurs critères pour que l'on puisse dire que
la personne devient dépendante un jour.
Question
: En tant que parent peut-on tolérer qu’un ado fume
un petit peu pour se détendre le week-end ?
MCK : Je pense que de fumer un joint de temps en temps, ce n'est
pas un drame. Il ne faut pas le transformer en tragédie.
Il faut à tout prix quand même privilégier la
discussion, le dialogue. Discuter avec le jeune, essayer de comprendre
pourquoi il a besoin de ça. Si c'est exclusivement pour se
détendre, pour se déstresser, pour passer un bon moment
de temps en temps, ce n'est pas grave, j'ai envie de dire que ce
n'est pas grave. Mais par contre, il faut rester très vigilant
si la consommation augmente, si son comportement change, comportement
verbal, physique ou au sein de la famille, ou son comportement alimentaire
ou s’il a des troubles du sommeil qui apparaissent, etc…
il faut rester vigilant et essayer d'aborder la discussion avec
lui.
FN
: J'aurais tendance à dire qu’on ne va pas réagir
de la même façon si le jeune a treize ou quatorze ans,
ou s'il a dix-neuf ou vingt ans. Les conséquences de la consommation
de cannabis interviennent aussi sur l'apprentissage, sur la disponibilité
à faire des études, à apprendre, à obtenir
un métier, des diplômes, etc. Et je pense qu'il faut
qu'on garde à l'esprit, comme parent, que finalement tant
qu'on est en développement, qu'on est en train d'apprendre
et de se développer, de devenir une personne en tant que
telle, d'obtenir son autonomie et de chercher à l'avoir,
on est quand même plus à risque de devenir dépendant.
Il faut voir les conséquences négatives de ces consommations.
Et moi je serais beaucoup plus radicale sur fumer un joint à
quatorze ans. Comme parent, je pense que je ferais passer le message
que ce n'est pas une bonne chose, même si un joint ce n'est
peut-être pas grave comme ça là maintenant,
mais ça m'inquiéterait.
CT
: Il y a un grand flou autour de cette limite. Mais il y en a une
qui est la limite légale, que vous ayez soixante ou quatorze
ans, c'est pareil. Ce n'est pas légal. Donc dans ce sens
–là, ce n'est pas bien. Alors le flou, c'est le vin
et les alcools qu'on pourrait mettre en parallèle, et qui,
eux, sont légaux. Alors là on dit à seize ans,
bière et vin, ça va ; alcopops ça va pas. Dix-huit
ans, alcopops, apéritifs et alcools forts, OK. Là
c'est un peu plus clair. Moi je tenterais ce rapprochement. Avant
dix-huit non, parce que ce sont des drogues de grands. Tu dois être
grand, et puis fais gaffe, parce que c'est quand même délicat
d'usage, même si c'est bien rigolo, c'est aussi dangereux.
L'idéal, ce serait qu'on arrive à gérer ces
produits de cette manière-là.
Question
: Comment faire arrêter le joint à un ado ?
MCK : Pour préciser, on a différents types de consommation.
D'abord on a des gens qui ne consomment rien, on a des abstinents.
On a aussi des gens qui ont essayé, qui ont expérimenté
une ou deux fois dans leur vie. On a des gens qui consomment de
temps en temps, ce que l'on appelle une consommation occasionnelle,
récréative, par exemple, les gens qui consomment le
week-end. On a les gens qui abusent de produits nocifs pour la santé
et on a les personnes qui deviennent dépendantes. C'est vrai
que quand on est en face d'un jeune qui consomme, il faut avoir
un esprit réaliste et pragmatique. Le mieux, c'est de ne
pas consommer, je crois qu'on est tous d'accord. Mais alors, quand
quelqu'un consomme, on essaye de réduire dans un premier
temps sa consommation. On ne va jamais vers une abstinence complète
parce qu'on est dans un échec immédiat. On lui dit,
par exemple, si tu consommes, ne consomme pas tout seul, consomme
avec les autres. Essaye de ne pas consommer pendant ta période
scolaire, essaye de placer ta consommation le soir, surtout essaye
de consommer le cannabis avec un THC très bas.
Question
: Les consommations sont-elles différentes en Suisse et en
France, où le cannabis est clairement prohibé ?
MCK
: Plus on interdit une substance, plus on consomme. Toutes les études
l'ont montré. La France est un des pays, comme l'Australie
et les Etats-Unis, où la consommation est très prohibée
et la consommation de cannabis est extrêmement élevée.
Donc la prohibition n'est pas une solution, elle n'induit pas une
baisse de la consommation. Au contraire, plus l'interdiction est
forte, plus il y a de consommateurs.
FN
: Par contre, chez les adolescents, cela ne veut pas dire que les
adolescents commencent à consommer plus tôt. Les chiffres
par rapport aux adolescents en France, comme en Allemagne, comme
dans les autres pays d'Europe, par exemple l’Espagne qui est
aussi un pays de forte consommation de cannabis, les adolescents
ne consomment pas sensiblement plus tôt qu'en Suisse.
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