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Témoignages
diffusés pendant le débat
Premier témoignage
Stella,
51 ans, secrétaire, d'origine uruguayenne, vit depuis 10 ans à Genève
Un
jour, comme ça j'étais à l'anniversaire d'une copine et j'ai commencé
à avoir l'impression que je perdais le contrôle de tout mon corps,
comme si j'allais m'évanouir. J'avais envie de vomir, un malaise
complet comme si je ne pouvais plus gérer mon corps. Et je ne savais
pas ce que c'était et je me suis dit que je faisais une crise cardiaque.
Ils m'ont amené à l'hôpital. Je me suis mise à pleurer dès que j'ai
vu un médecin je me suis calmée. Le médecin a commencé à m'ausculter
et il m'a dit que Je n'avais rien. Il m'a fait même un électrocardiogramme
et tout. C'est comme ça, un peu, que les choses ont commencé. J'ai
commencé aussi un traitement avec des médicaments, c'était du Lexotanil
à ce moment là pour essayer de me calmer un peu. Mais petit à petit,
ces crises sont devenues de plus en plus fréquentes. J'en avais
au minimum deux fois par semaine. Le Lexotanil ne me suffisait pas.
Je devais courir tout le temps chez le médecin parce que c'était
chaque fois comme si je perdais le contrôle de tout mon corps. J'avais
soit des palpitations, soit l'impression que ma tête allait exploser,
soit que j'allais m'évanouir. Et surtout je contrôlais plus. Alors
à ce moment là, je paniquais, et la seule chose qui pouvait me calmer
c'était la présence d'un médecin à côté de moi. J'allais à l'hôpital
et je n'avais même pas besoin de parler. Il me suffisait de voir
un médecin et j'étais mieux. Bien sûr après, j'étais très, très
épuisée parce que toute cette lutte avec moi-même quand j'essayais
de contrôler mon corps c'était vraiment très fatigant.
Depuis
17 ans je peux vous dire que j'ai fait déjà pas mal de thérapies,
pas de thérapie comportementale. Mais je vais en commencer une au
mois de septembre prochain. J'y ai mis tous mes espoirs parce que
c'est pas l'envie de m'en sortir qui me manque, mais je vois que
moi toute seule, je ne peux pas. Je prends maintenant d'autres médicaments
anxiolytiques, tous les jours. Je ne peux pas m'en passer. Mais
même si je les prends, ça ne m'empêche pas d'avoir une crise, je
l'ai quand même. Ca m'empêche de vivre, parce que je suis tout le
temps en train d'attendre une crise. Je suis maintenant avec vous
ici, je transpire, je suis enfermée déjà, ce que je n'aime pas,
je ne vois pas la lumière, je ne vois pas dehors et ça me met un
petit peu mal à l'aise. Je transpire, je m'angoisse, je ne peux
pas être enfermée. Bon, vous, vous sentez ce qui m'arrive alors
je sais que s'il m'arrive quelque chose, je peux vous dire :
«Sylvie je ne me sens pas bien», et vous allez essayer de me calmer
ou au moins appeler un médecin. Mais on ne dit pas ça à tout le
monde, parce que, quand on se promène dans la rue, on est des gens
normaux, on n'a pas de signes bizarres sur notre visage. On peut
maintenir une conversation, on peut même travailler. Mais il y a
beaucoup de situations qui, pour moi, sont presque impensables,
mais je le fais quand même : prendre la voiture par exemple.
Venir ici, je sais où ça se trouve, je connaissais bien l'endroit,
mais depuis hier je n'arrêtais pas de regarder sur la carte de Genève
pour être archi-sûre que j'arriverai bien. Alors ça veut dire que
pour venir ici, j'angoisse depuis hier.
Si
je dois partir en vacances, j'ai toujours peur toujours qu'il m'arrive
quelque chose. J'ai une fille de 13 ans qui ne dépend que de moi,
et ça m'aide un peu à continuer. Parce que je crois et je vous le
dis sincèrement, si je ne le faisais pas pour ma fille, je ne ferais
plus rien. Je n'irais même pas travailler, je ne sortirais pas de
chez moi, parce que le seul endroit où je me sens bien c'est chez
moi et au lit c'est mieux encore. Je suis absolument protégée là-dedans.
Moi, j'adore lire, peindre, faire beaucoup de choses, mais il y
a des moments où je n'arrive à rien faire du tout, même pas payer
mes factures. J'ai des angoisses qu'on ne s'en sorte pas très bien
au niveau économique et je n'arrive pas à gérer ça, parce que l'angoisse
est plus forte que tout. Alors je me pose des questions pendant
une semaine : comment je vais faire, comment je vais faire, j'angoisse
toujours plus et je n'arrive pas à gérer les choses. Par contre
j'arrive à bien travailler. Si vous voulez le travail c'est un endroit
que je connais bien, je ne m'y sens pas trop angoissée. Mais les
changements pour moi sont impensables. Je panique, je n'arrive pas
à gérer et je suis tout le temps à l'écoute de mon corps. Si j'ai
mal ici à la nuque, pour moi ce n'est pas simplement un mal à la
nuque parce que j'ai mal dormi. J'imagine que je suis en train de
développer je ne sais pas quoi qui va me donner une attaque au cerveau.
Et je panique.
J'ai
toujours eu trop d'imagination, mais je n'ai jamais utilisé mon
imagination pour ça. Je l'utilisais pour des choses bien, jusqu'au
moment où ça m'est arrivé. Et alors bien sûr maintenant j'imagine
toujours le pire. Depuis 10 ans que je suis à Genève, je connais
tous les hôpitaux de Genève. J'ai changé pas mal de fois de médecin
parce que c'est pas possible que ce monsieur-là ne me comprenne
pas et alors que je suis peut-être en train de développer un cancer
et lui il me laisse passer comme ça, non ça ne va pas et je vais
chez quelqu'un d'autre. C'est comme si je devais trouver quelqu'un
qui me dise oui madame vous avez vraiment un cancer, je sais pas
où, dans les ongles, n'importe où. Même au sujet de la nourriture,
des odeurs, tout, j'ai peur de tout. Pour moi c'est un handicap,
parce que je lutte pour m'en sortir. Je fais quand même des choses
que je ne faisais pas avant. Je vais en vacances toute seule avec
ma fille. Je fais beaucoup de choses, mais ensuite je suis très,
très fatiguée parce que je lutte. Je m'épuise, je n'ai envie que
de dormir parfois parce que, si j'arrive à surmonter une crise moi
toute seule sans rien dire à l'entourage ni quoi que ce soit alors
il y a un moment où je suis absolument perdue et hyper fatiguée.
Commentaire
d'un intervenant
YB
: Moi j'aimerais dire que l'histoire de cette femme me touche beaucoup,
comme médecin, parce que je pense qu'en face d'elle pendant 17 ans
maintenant elle n'a pas vraiment trouvé de l'aide de la part des
médecins. Il y a une phrase terrible tout au début, la première
fois qu'elle est arrivée en urgence dans un service : on lui
a fait des examens, on lui a même fait un électrocardiogramme, et
on lui a dit qu'elle n'avait rien. Pour moi c'est une faute médicale
de dire à quelqu'un qui a un trouble panique qu'il n'a rien. Parce
que n'avoir rien, pour un médecin, c'est se retrouver devant un
être qui est dans un état de santé normal, physique, psychologique
mais aussi social. Je pense que la première faute c'est de répondre
à quelqu'un dans cet état de détresse absolue qui est l'envahissement
de l'émotion qui prime sur la raison, qu'il n'a rien. Et je pense
que beaucoup des troubles paniques ont été, non pas pris en compte
ou traités lors de la première rencontre médicale, mais ont été
aggravés par une rencontre médicale de ce type. Je pense qu'il est
juste de dire à cette dame, la première fois pour la rassurer qu'elle
n'a rien de grave au cour, mais qu'il faut parler maintenant de
ce qui se passe en elle et dans sa vie. Je pense que l'histoire
de cette femme n'est pas à l'honneur de notre médecine, d'autant
plus qu'elle a vu beaucoup de médecins, en tous cas à Genève.
Pour moi c'est tragique parce que ça veut dire que d'un médecin
à l'autre, personne n'a réussi, sur le plan médical, à créer une
relation au niveau émotionnel qui seule permettrait d'ouvrir l'espace
émotionnel de cette personne pour aller voir avec elle ce qu'il
y a derrière la crise de panique. Mais ça on ne peut pas le faire
en plein milieu d'une crise. Il faut prendre le temps de construire
une relation et de rejoindre la patiente au niveau émotionnel.
Deuxième
témoignage
Sébastien, 26
ans, employé de commerce dans une banque, Genève
J'étais
assis dans le bus ce jour-là. Tout d'un coup j'ai commencé à avoir
chaud, j'étais mal à l'aise, j'avais des palpitations. Je n'avais
vraiment pas envie de rester dans le bus. C'est comme ça que ça
a commencé en fait.
SR
: Qu'est-ce qui vous gênait?
J'étais surtout mal à l'aise. Je ne sais pas comment dire, je n'arrive
pas à fixer une personne dans les yeux, je n'arrive pas à m'adresser
à quelqu'un... bon, je m'adresse à vous maintenant. Même mes amis,
mes parents, j'avais du mal à les regarder dans les yeux.
SR
: Dans le bus c'était le regard des autres?
C'est
le regard des autres surtout ça oui.
SR
: Mais qu'est-ce qui vous gêne dans le regard des autres?
Je
ne sais pas, je me sens observé mais ne je ne saurais pas dire pourquoi.
Je ne me sens pas agressé non plus. Je ne sais pas pourquoi. Je
supporte plus facilement maintenant avec le traitement mais avant
je ne supportais pas du tout.
SR
: Et ça allait jusqu'où?
Ca
allait jusqu'à avoir vraiment envie de sortir du bus. Je me suis
toujours retenu mais je sais que si ça avait continué comme ça,
j'aurais fini par ne plus prendre le bus ou par sortir du bus parce
que j'étais trop mal à l'aise.
SR
: A part le bus, d'autres situations vous mettaient mal à l'aise
?
Les salles de concert, les files d'attente au restaurant, les restaurants,
la gare, n'importe quelles files d'attente où il y a du monde.
SR
: Vous avez l'impression qu'on vous regarde?
Voilà, exactement. Je n'aime pas croiser le regard de quelqu'un.
Je ne sais pas pourquoi. Je ne supporte pas, je baisse le regard
tout de suite que ce soit un chef, un employé ou la famille. Cela
m'est arrivé avec ma copine. Je n'osais pas la regarder dans les
yeux, alors qu'il n'y avait pas de raison, et même avec mes parents,
c'est ça qui est le plus chiant je pense. Il n'y a pas de raison
que je ne regarde pas ma famille dans les yeux.
SR
: Et il y a des situations que vous évitez ?
J'évite carrément la situation. Comme là, j'aurais très bien pu
téléphoner pour dire que j'avais trop de boulot et éviter cette
situation. Mais maintenant, ça va mieux.
Avant
je n'allais plus au restaurant, je ne sortais plus en discothèque.
Même mes copains je ne les vois plus depuis 2-3 ans, enfin la plupart...
Je ne sors quasiment plus.
Je
ne supporte pas de manger au restaurant. Si je croise un regard,
ça me coupe l'appétit. Le téléphone dans la rue, il est exclu que
je téléphone devant les gens, dans la rue, le bus, le train. Cela
me met vraiment trop mal à l'aise. Ecrire aussi. Quand je suis au
travail, en train de taper à la machine et que je me rends compte
qu'un collègue assis à côté de moi regarde ce que je suis en train
de taper, je vais faire 50 fautes.
SR
: Vous êtes gêné par le jugement des autres?
C'est le jugement des autres. Alors que je ne suis pas plus mal
qu'un autre, je m'en rends compte mais c'est plus fort que moi.
Petit,
j'avais déjà des remarques dans mon carnet comme quoi j'étais timide,
je ne levais jamais la main, je ne parlais pas. Donc je pense que
ça date d'avant. Mais ça a empiré, comme je n'ai rien fait, ça ne
pouvait qu'empirer.
Je
ne sais pas si ça se transmet de père en fils mais je pense que
mon père a un peu le même comportement que moi. Donc ça pourrait
venir de lui, mais ça je ne le sais pas du tout.
SR : Vous reconnaissez
vos symptômes quand vous regardez votre père ?
Oui, quand je le regarde je me dis qu'il agit exactement comme moi.
Il ne va pas rester plus de cinq minutes dans un magasin avant de
s'énerver. Je ne le vois jamais dans les files d'attente, il ne
sort jamais, il n'a quasiment pas d'amis, ou il les voit rarement,
alors je pense qu'il a un peu la même chose que moi, ou alors c'est
son caractère qui a déteint sur moi. Mais je ne pense pas. Je pense
c'est ça.
Témoignage
du public pendant le débat
Mon
fils est adopté. Il a quatorze ans et depuis très jeune, il souffre
d'une anxiété maladive. Et il a été très bien traité notamment
au cours des six derniers mois dans une institution médicale où
il a suivi une thérapie de la séparation. On a reconnu, en effet,
que son anxiété était due à la séparation de nous ses parents adoptifs.
Il est aidé par un médicament. Mais en même temps il avait des séances
continuelles de thérapies, où on lui disait, oui, en effet, tu as
peur d'être séparé et on le gardait, on le soutenait pendant des
fois une heure ou deux heures dans cette situation-là jusqu'au moment
où l'anxiété faiblissait. Il est resté pendant quatre mois dans
ce foyer. On ne le voyait que 24 heures par semaine, une nuit et
une journée ce qui, pour lui, était très, très peu. Et progressivement,
il semble qu'il se sorte de cette anxiété, en fait maladive. Donc
c'est une thérapie comportementale. On était un peu étonnés qu'il
n'y ait pas de thérapie plus psychanalytique mais la psychiatre
nous a expliqué que ça viendrait peut-être dans un deuxième temps,
lorsqu'il pourra lui-même élaborer, pour le moment à 14 ans ça lui
est très difficile d'élaborer en fait. Mais pour l'instant on est
très contents. Ca semble aller mieux. C'est un long processus néanmoins.
Témoignage
posté sur internet - 11.02.2005
J'ai
22 ans et ma première crise d'angoisse s'est passée
le 5 mai 2003 alors que j'étais en cours de droit. Je n'ai
pas compris, au début je me suis dit que je devais "couver"
quelque chose parce que j'avais des bouffées de chaleur,
des palpitations et j'avais l'impression que j'allais mourir. Lorsque
le médecin urgentiste est venu, il m'a dit que j'étais
stressée tout simplement parce que je devais être fatiguée.
Je suis restée une semaine chez moi à me reposer et
ensuite je suis retournée en cours en pensant que c’était
terminé, que tout allait bien se passer. Erreur. Tout les
jours en me levant je me demandais comment j'allais pouvoir supporter
d'aller en cours et tout les jours j'y allais en ayant cette peur
de revivre encore et encore cette sensation de perte de contrôle
de mon corps et de mes esprits. J'ai tout d'abord commencé
par consulter mon médecin généraliste qui m'a
prescrit des anti-stressant mais cela n'arrangeait guerre le problème
puisque dès que je me sentais mal j'en prenais et je m'endormais
presque. A la suite d'autres visites chez mon docteur un verdict
un peu plus clair est venu : la peur des endroits fermés
et celle des gens. Le problème était que les médicaments
qu'il me donnait me faisait dormir donc j'ai décidé
d'arrêter de les prendre et de me dire "mais non tu va
pas être malade, tout va bien se passer" et bizarrement,
j'arrivais à me contrôler en mâchant un chewing-gum.
Depuis je continue mes études par correspondance tout en
travaillant mais je vie toujours avec mes peurs. En faite, elles
se traduisent par des palpitations, des vertiges, j'ai toujours
l'impression que je vais vomir, des diharées, de la spasmophilie,
de l'agressivité envers les autres et du renferment. Depuis
ma première crise, je n'ai plus d'amis parce qu'une invitation
au restaurant ou au cinéma ou même une sotie à
l'extérieure est impensable pour moi parce que la peur d'être
malade est trop grande donc je refuse toujours au dernier moment
en donnant une excuse bidon. Aujourd'hui je vois un psychologue
mais ceci ne m'aide pas vraiment puisque je recommence au bout de
quelques séances à donner des excuses pour ne pas
y aller parce que la salle d'attente ou même le fait de discuter
avec elle me fait stresser. Y a-t-il une solution à mon problème
et même un nom exact à donner à mon problème
?
Témoignage
posté sur internet - 14.02.2005
Moi
tout a commencé un jour dans le restaurant, j'ai senti comme
si \'allais faire un malaise, des palpitations, manque \'air, et
l'impression que tout autour de moi était irréaliste.
Du coup depuis ce jours c'est devenu une obsession journalière
de me dire si je vais me sentir mal à nouveau, et et si je
vais bien, ou si j'ai pas une maladie grave. Je suis allé
voir le médecin car franchement ça devenait insupportable
d'avoir une sensation de mal être tout le temps, et toujours
la pensée que j'allais faire un malaise. Il ma dit que j'avais
des crises d'angoisses... du coup on ma donnée des médicaments
que j'ai jamais pris d'ailleurs car je trouvais qu'ils étaient
trop forts, et que j'étais pas dépressif mais simplement
bizarre. Maintenant chaque fois que je vais au restaurant je pense
tellement à ces symptômes que je provoque la crise
on dirais!! Cela devient insuportable! Dans les magasins aussi quand
je dois faire la queue, là je commence à nouveau à
me poser toutes ces questions, et à nouveau ressentir la
sensation de faire un malaise, je m'imagine tomber et à mon
réveil tout le monde va me regarder comme si j'étais
une chose bizarre... Bref que cette situation est vraiment très
désagréable, j'ai toujours eu peur pour un rien dans
ma vie, si j'ai mal à la tête tout de suite je pense
au pire, tumeur ou je sais pas que de pire! Ce comportement affecte
même ma vie sentimentale et professionnelle! J'espère
un jour pouvoir m'en sortir de cet enfer!!
Témoignage
posté sur internet - 13.06.2005
Apres
avoir lu votre histoire je decide de vous raconter la mienne qui
est tout autant bizarre... Je ne me rappelle plus exactement quand
mes angoisses ont commencés mais c'etait une sensation d
etouffement de bouffée de chaleur alors que j étais
chez moi mais je me suis rassurée car en discutant avec une
amie qui m a fais son diagnostic de crise d angoisse , elles etaient
supportables. Mais plus le temps passait plus elle me prenaient
, je ne comprenais rien a ce qui m arrivais. Puis, un jour je décidais
de faire un voyage dans un pays pauvre avec mon copain. Et la mes
crises de panique devenaient insupportables, déja dans l
avion pour aller, je me suis bourrée de médicaments
et j ai tout vomi! la honte...mais je m enfouttais meme de ce que
les autres pourraient penser comme j etais tellement mal. Puis dans
le bus elles me prennaient ces crises de paniques...je ne pensais
plus qu a sortir du bus. Comme le trajet durait chaque fois 6 heures
! Meme au restaurant et d un coup je n avais plus faim et ne pensais
plus qu a sortir et a vomir! Et un jour,je ressentis des douleurs
dans la tete tres bizarres, puis ces douleurs on laissé place
a une sorte de poids dans ma tete , de paralysie indescriptible
tellement c'etait bizarre! des fourmillements au visage... quelque
jours comme ca, et un jour mon copain était parti chercher
a manger, j etais seule dans l hotel. Tout a coup je me suis sentie
partir! j avais l impression que j allais mourrir, je me massais
la tete, comme pour pouvoir rester a moi. Pour moi j en etais sure
, c'etais la fin!!!! ma vision etait tellement bizarre, j avais
l impression que mon esprit allait sortir de mon corps!!! c est
effroyable. je luttais pour le garder en moi. j ai finis a l hopital
en urgence la bas. j en ai meme fais plusieurs et c etait pas la
joie comme c etait un pays pauvre. j en ai vu de toute les couleurs!
j etais dans un etat a faire peur! je vomissais, je ne mangeais
plus, j ai maigris ...j avais des faiblesses dans mes membres! plus
de force... j etais sure de mourrir la ou d avoir une maladie incurable.
tout m est passé par la tete je dois dire comme les médecins
ont tout imaginé: tumeur au cerveau... hepatite et j en passe,
infection urinaire... puis tout a coup le verdict : l angoisse.
je n y croyais pas que ce que j ai vécu ne pouvait etre que
de l angoisse.. et aller aussi loin.... je suis donc rentrée
en urgence chez moi.... J ai refais plein de test : scanner... electocardio...
et j en passe. mais rien je ne pouvais toujours pas y croire. Et
depuis ce jour, ca fait une année maintenant que j ai des
vertiges en permanence, ma vision est trouble et dedoublée
tres souvent. je ne vois pas tres bien les gens j ai la tete qui
tourne...le pire c est quand me revient cette sensation que mon
esprit me quitte! ou alors cette tete qui redevient comme lourde
et paralysée... j ai des douleurs un peu partout qui viennent
et qui partent....de la grosse fatigue..., de la peine a respirer
régulier comme si tout mon plexus etait bloqué...de
grosse crises de panique que je connais depuis le temps comme ça
fait passé une année a présent, mais ca me
pourrit la vie , avec mon mec, au travail. au dentiste partout...
j ai tres peur de la mort et des maladies. Ca m obsede et je ne
pense plus qu a ca comme j ai toujours cette impression qu on m
a oublié un cancer quelquepart... et meme le fait de devoir
me faire operer un jour et d y rester tellement je suis faible!
j ai meme peur de faire des goss!!! Quand je pense qu avant j etais
une personne joyeuse vivante drole, je ne me reconnnais plus de
mon changemant tant bien physique. avec ma mine de cadavre! Enfin
voila j ai fais beaucoup de médecins, de trucs virtuels paralleles,
j ai tout essayé franchement mais toujours pas de guérison.
je désespère, je vois ma mort tous les jours, je ne
vois meme plus mon avenir!!! Et j ai de tres gros moments de déprime.
mais je lutte, je ne veux pas prendre de médicaments, qu
en cas d urgence. rien que de savoir que je les ai ca me rassure.enfin
voila je vais terminer mon roman... merci !
Témoignage
posté sur internet - 10.03.06
Je
vis depuis plusieurs années avec des angoisses terribles
, incontrolables , avec tremblements et le coeur qui serre trés
fort , sans doute suite à des événements tragiques
de ma vie , ma famille ne me comprend pas , je me sens infiniment
seule , j'évite d'en parler à mes amies , mon docteur
ne m'a jamais prise au sérieux , j'èvite les médicaments
et prends verveine ect ... Si j'ai une crise , je deviens trés
nerveuse , et mon mari me reproche de ne pas l'aimer .. quel rapport
!!! impossible de lui faire comprendre , et donc la solitude s'installe
en moi de plus en plus ..en me repliant sur moi meme. Je vis dans
une grande et splendide maison en campagne en Italie , avec durant
beaucoup de mois un travail supérieur à mes capacités
( nous louons aux touristes une partie de notre villa ) , cela me
crée un stress épouvantable que je ne peux gérer
, j'ai l'impression d'etre passée à coté de
la vraie vie ... et ne sais vraiment pas quoi faire. Je pourrais
avoir beaucoup pour etre heureuse .... mais ne le suis que trés
rarement . Quelques fois je suis arrivée au bord du suicide
..... Merci de m'aider.
Témoignage
posté sur internet - 26.06.06
Hello,
Que de bien de voir que je ne suis pas seule avec ce problème
et de voir qu 'on peut s 'en sortir moi tout est partie d 'une crise
de tachycardie au travail depuis je n 'ai que cette angoisse de
refaire une crise en public. Toutes les analyses on été
fait et rien n 'a été détecté. Cela
dure depuis une année. Mon meilleur ami m 'a conseillé
de faire une séances d 'hypnose qui m 'a totalement enlevée
mes angoisses pour quelque temps j 'ai continué cette hypnose
mais a l 'heure actuelle elle ne me fait plus rien. Il est impossible
de rendre dans un endroit ou il y a du monde même quelques
personnes me terrorise. Je ne suis bien que chez moi enfermée.
Je me suis inscrite ds une salle de fitness pour y suivre des cours
de fit box avec ma sœur au début ca passait bien mais
maintenant c 'est quasiment plus possible d 'y aller. Le plus grand
problème est devenu la conduite je ne peux plus passer en
ville car l 'idée de restée bloquée a un feu
et de faire une angoisse me fige.
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