L'ANXIETE
Emotion normale ou maladie ?   (19.09.02)


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Témoignages diffusés pendant le débat

Premier témoignage

Stella,  51 ans, secrétaire, d'origine uruguayenne, vit depuis 10 ans à Genève

Un jour, comme ça j'étais à l'anniversaire d'une copine et j'ai commencé à avoir l'impression que je perdais le contrôle de tout mon corps, comme si j'allais m'évanouir. J'avais envie de vomir,  un malaise complet comme si je ne pouvais plus gérer mon corps. Et je ne savais pas ce que c'était  et je me suis dit que je faisais une crise cardiaque. Ils m'ont amené à l'hôpital. Je me suis mise à pleurer dès que j'ai vu un médecin je me suis calmée. Le médecin a commencé à m'ausculter et il m'a dit que Je n'avais rien. Il m'a fait même un électrocardiogramme et tout. C'est comme ça, un peu, que les choses ont commencé. J'ai commencé aussi un traitement avec des médicaments, c'était du Lexotanil à ce moment là pour essayer de me calmer un peu. Mais petit à petit, ces crises sont devenues de plus en plus fréquentes. J'en avais au minimum deux fois par semaine. Le Lexotanil ne me suffisait pas. Je devais courir tout le temps chez le médecin parce que c'était chaque fois comme si je perdais le contrôle de tout mon corps. J'avais soit des palpitations, soit l'impression que ma tête allait exploser, soit que j'allais m'évanouir. Et surtout je contrôlais plus. Alors à ce moment là, je paniquais, et la seule chose qui pouvait me calmer c'était la présence d'un médecin à côté de moi. J'allais à l'hôpital et je n'avais même pas besoin de parler. Il me suffisait de voir un médecin et j'étais mieux. Bien sûr après, j'étais très, très épuisée parce que toute cette lutte avec moi-même quand j'essayais de contrôler mon corps c'était vraiment très fatigant.

Depuis 17 ans je peux vous dire que j'ai fait déjà pas mal de thérapies, pas de thérapie comportementale. Mais je vais en commencer une au mois de septembre prochain. J'y ai mis tous mes espoirs parce que c'est pas l'envie de m'en sortir qui me manque, mais je vois que moi toute seule, je ne peux pas. Je prends maintenant d'autres médicaments anxiolytiques, tous les jours. Je ne peux pas m'en passer. Mais même si je les prends, ça ne m'empêche pas d'avoir une crise, je l'ai quand même. Ca m'empêche de vivre, parce que je suis tout le temps en train d'attendre une crise. Je suis maintenant avec vous ici, je transpire, je suis enfermée déjà, ce que je n'aime pas, je ne vois pas la lumière, je ne vois pas dehors et ça me met un petit peu mal à l'aise. Je transpire, je m'angoisse, je ne peux pas être enfermée. Bon, vous, vous sentez ce qui m'arrive alors je sais que s'il  m'arrive quelque chose, je peux vous dire : «Sylvie je ne me sens pas bien», et vous allez essayer de me calmer ou au moins appeler un médecin. Mais on ne dit pas ça à tout le monde, parce que, quand on se promène dans la rue, on est des gens normaux, on n'a pas de signes bizarres sur notre visage. On peut maintenir une conversation, on peut même travailler. Mais il y a beaucoup de situations qui, pour moi, sont presque impensables, mais je le fais quand même : prendre la voiture par exemple. Venir ici, je sais où ça se trouve, je connaissais bien l'endroit, mais depuis hier je n'arrêtais pas de regarder sur la carte de Genève pour être archi-sûre que j'arriverai bien. Alors ça veut dire que pour venir ici, j'angoisse depuis hier.

Si je dois partir en vacances, j'ai toujours peur toujours qu'il m'arrive quelque chose. J'ai une fille de 13 ans qui ne dépend que de moi, et ça m'aide un peu à continuer. Parce que je crois et je vous le dis sincèrement, si je ne le faisais  pas pour ma fille, je ne ferais plus rien. Je n'irais même pas travailler, je ne sortirais pas de chez moi, parce que le seul endroit où je me sens bien c'est chez moi et au lit c'est mieux encore. Je suis absolument protégée là-dedans. Moi, j'adore lire, peindre, faire beaucoup de choses, mais il y a des moments où je n'arrive à rien faire du tout, même pas payer mes factures. J'ai des angoisses qu'on ne s'en sorte pas très bien au niveau économique et je n'arrive pas à gérer ça, parce que l'angoisse est plus forte que tout. Alors je me pose des questions pendant une semaine : comment je vais faire, comment je vais faire, j'angoisse toujours plus et je n'arrive pas à gérer les choses. Par contre j'arrive à bien travailler. Si vous voulez le travail c'est un endroit que je connais bien, je ne m'y sens pas trop angoissée. Mais les changements pour moi sont impensables. Je panique, je n'arrive pas à gérer et je suis tout le temps à l'écoute de mon corps. Si j'ai mal ici à la nuque,  pour moi ce n'est pas simplement un mal à la nuque parce que j'ai mal dormi. J'imagine que je suis en train de développer je ne sais pas quoi qui va me donner une attaque au cerveau. Et je panique.

J'ai toujours eu trop d'imagination, mais je n'ai jamais utilisé mon imagination pour ça. Je l'utilisais pour des choses bien, jusqu'au moment où ça m'est arrivé. Et alors bien sûr maintenant j'imagine toujours le pire. Depuis 10 ans que je suis à Genève, je connais tous les hôpitaux de Genève. J'ai changé pas mal de fois de médecin parce que c'est pas possible que ce monsieur-là ne me comprenne pas et alors que je suis peut-être en train de développer un cancer et lui il me laisse passer comme ça, non ça ne va pas et je vais chez quelqu'un d'autre. C'est comme si je devais trouver quelqu'un qui me dise oui madame vous avez vraiment un cancer, je sais pas où, dans les ongles, n'importe où. Même au sujet de la nourriture, des odeurs, tout, j'ai peur de tout. Pour moi c'est un handicap, parce que je lutte pour m'en sortir. Je fais quand même des choses que je ne faisais pas avant. Je vais en vacances toute seule avec ma fille. Je fais beaucoup de choses, mais ensuite je suis très, très fatiguée parce que je lutte. Je m'épuise, je n'ai envie que de dormir parfois parce que, si j'arrive à surmonter une crise moi toute seule sans rien dire à l'entourage ni quoi que ce soit alors il y a un moment où je suis absolument perdue et hyper fatiguée.

Commentaire d'un intervenant

YB : Moi j'aimerais dire que l'histoire de cette femme me touche beaucoup, comme médecin, parce que je pense qu'en face d'elle pendant 17 ans maintenant elle n'a pas vraiment trouvé de l'aide de la part des médecins. Il y a une phrase terrible tout au début, la première fois qu'elle est arrivée en urgence dans un service : on lui a fait des examens, on lui a même fait un électrocardiogramme, et on lui a dit qu'elle n'avait rien. Pour moi c'est une faute médicale de dire à quelqu'un qui a un trouble panique qu'il n'a rien. Parce que n'avoir rien, pour un médecin, c'est se retrouver devant un être qui est dans un état de santé normal, physique, psychologique mais aussi social. Je pense que la première faute c'est de répondre à quelqu'un dans cet état de détresse absolue qui est l'envahissement de l'émotion qui prime sur la raison,  qu'il n'a rien. Et je pense que beaucoup des troubles paniques ont été, non pas pris en compte ou traités lors de la première rencontre médicale, mais ont été aggravés par une rencontre médicale de ce type. Je pense qu'il est juste de dire à cette dame, la première fois pour la rassurer qu'elle n'a rien de grave au cour, mais qu'il faut parler maintenant de ce qui se passe en elle et dans sa vie. Je pense que l'histoire de cette femme n'est pas à l'honneur de notre médecine, d'autant plus qu'elle a vu beaucoup de médecins, en tous cas à Genève. Pour moi c'est tragique parce que ça veut dire que d'un médecin à l'autre, personne n'a réussi, sur le plan médical, à créer une relation au niveau émotionnel qui seule permettrait d'ouvrir l'espace émotionnel de cette personne pour aller voir avec elle ce qu'il y a derrière la crise de panique. Mais ça on ne peut pas le faire en plein milieu d'une crise. Il faut prendre le temps de construire une relation et de rejoindre la patiente au niveau émotionnel.

Deuxième témoignage

Sébastien, 26 ans, employé de commerce dans une banque, Genève

J'étais assis dans le bus ce jour-là. Tout d'un coup j'ai commencé à avoir chaud, j'étais mal à l'aise, j'avais des palpitations. Je n'avais vraiment pas envie de rester dans le bus. C'est comme ça que ça a commencé en fait.

SR : Qu'est-ce qui vous gênait?

J'étais surtout mal à l'aise. Je ne sais pas comment dire, je n'arrive pas à fixer une personne dans les yeux, je n'arrive pas à m'adresser à quelqu'un... bon, je m'adresse à vous maintenant. Même mes amis, mes parents, j'avais du mal à les regarder dans les yeux.

SR : Dans le bus c'était le regard des autres?

C'est le regard des autres surtout ça oui.

SR : Mais qu'est-ce qui vous gêne dans le regard des autres?

Je ne sais pas, je me sens observé mais ne je ne saurais pas dire pourquoi. Je ne me sens pas agressé non plus. Je ne sais pas pourquoi. Je supporte plus facilement maintenant avec le traitement mais avant je ne supportais pas du tout.

SR : Et ça allait jusqu'où?

Ca allait jusqu'à avoir vraiment envie de sortir du bus. Je me suis toujours retenu mais je sais que si ça avait continué comme ça, j'aurais fini par ne plus prendre le bus ou par sortir du bus parce que j'étais trop mal à l'aise.

SR : A part le bus, d'autres situations vous mettaient mal à l'aise ?

Les salles de concert, les files d'attente au restaurant, les restaurants, la gare, n'importe quelles files d'attente où il y a du monde.

SR : Vous avez l'impression qu'on vous regarde?

Voilà, exactement. Je n'aime pas croiser le regard de quelqu'un. Je ne sais pas pourquoi. Je ne supporte pas, je baisse le regard tout de suite que ce soit un chef, un employé ou la famille. Cela m'est arrivé avec ma copine. Je n'osais pas la regarder dans les yeux, alors qu'il n'y avait pas de raison, et même avec mes parents, c'est ça qui est le plus chiant je pense. Il n'y a pas de raison que je ne regarde pas ma famille dans les yeux.

SR : Et il y a des situations que vous évitez ?

J'évite carrément la situation. Comme là, j'aurais très bien pu téléphoner pour dire que j'avais trop de boulot et éviter cette situation. Mais maintenant, ça va mieux.

Avant je n'allais plus au restaurant, je ne sortais plus en discothèque. Même mes copains je ne les vois plus depuis 2-3 ans, enfin la plupart... Je ne sors quasiment plus.

Je ne supporte pas de manger au restaurant. Si je croise un regard, ça me coupe l'appétit. Le téléphone dans la rue, il est exclu que je téléphone devant les gens, dans la rue, le bus, le train. Cela me met vraiment trop mal à l'aise. Ecrire aussi. Quand je suis au travail, en train de taper à la machine et que je me rends compte qu'un collègue assis à côté de moi regarde ce que je suis en train de taper, je vais faire 50 fautes.

SR : Vous êtes gêné par le jugement des autres?

C'est le jugement des autres. Alors que je ne suis pas plus mal qu'un autre, je m'en rends compte mais c'est plus fort que moi.

Petit, j'avais déjà des remarques dans mon carnet comme quoi j'étais timide, je ne levais jamais la main,  je ne parlais pas. Donc je pense que ça date d'avant. Mais ça a empiré, comme je n'ai rien fait, ça ne pouvait qu'empirer.

Je ne sais pas si ça se transmet de père en fils mais je pense que mon père a un peu le même comportement que moi. Donc ça pourrait venir de lui, mais ça je ne le sais pas du tout.

SR : Vous reconnaissez vos symptômes quand vous regardez votre père ?

Oui, quand je le regarde je me dis qu'il agit exactement comme moi. Il ne va pas rester plus de cinq minutes dans un magasin avant de s'énerver. Je ne le vois jamais dans les files d'attente, il ne sort jamais, il n'a quasiment pas d'amis, ou il les voit rarement, alors je pense qu'il a un peu la même chose que moi, ou alors c'est son caractère qui a déteint sur moi. Mais je ne pense pas. Je pense c'est ça.

Témoignage du public pendant le débat

Mon fils est adopté. Il a quatorze ans et depuis très jeune, il souffre d'une anxiété maladive. Et il a été  très bien traité notamment au cours des six derniers mois dans une institution médicale où il a suivi  une thérapie de la séparation. On a reconnu, en effet, que son anxiété était due à la séparation de nous ses parents adoptifs. Il est aidé par un médicament. Mais en même temps il avait des séances continuelles de thérapies, où on lui disait, oui, en effet, tu as peur d'être séparé et on le gardait, on le soutenait pendant des fois une heure ou deux heures dans cette situation-là jusqu'au moment où l'anxiété faiblissait. Il est resté pendant quatre mois dans ce foyer. On ne le voyait que 24 heures par semaine, une nuit et une journée ce qui, pour lui, était très, très peu. Et progressivement, il semble qu'il se sorte de cette anxiété, en fait maladive. Donc c'est une thérapie comportementale. On était un peu étonnés qu'il n'y ait pas de thérapie plus psychanalytique mais la psychiatre nous a expliqué que ça viendrait peut-être dans un deuxième temps, lorsqu'il pourra lui-même élaborer, pour le moment à 14 ans ça lui est très difficile d'élaborer en fait. Mais pour l'instant on est très contents. Ca semble aller mieux.  C'est un long processus néanmoins.

Témoignage posté sur internet - 11.02.2005

J'ai 22 ans et ma première crise d'angoisse s'est passée le 5 mai 2003 alors que j'étais en cours de droit. Je n'ai pas compris, au début je me suis dit que je devais "couver" quelque chose parce que j'avais des bouffées de chaleur, des palpitations et j'avais l'impression que j'allais mourir. Lorsque le médecin urgentiste est venu, il m'a dit que j'étais stressée tout simplement parce que je devais être fatiguée. Je suis restée une semaine chez moi à me reposer et ensuite je suis retournée en cours en pensant que c’était terminé, que tout allait bien se passer. Erreur. Tout les jours en me levant je me demandais comment j'allais pouvoir supporter d'aller en cours et tout les jours j'y allais en ayant cette peur de revivre encore et encore cette sensation de perte de contrôle de mon corps et de mes esprits. J'ai tout d'abord commencé par consulter mon médecin généraliste qui m'a prescrit des anti-stressant mais cela n'arrangeait guerre le problème puisque dès que je me sentais mal j'en prenais et je m'endormais presque. A la suite d'autres visites chez mon docteur un verdict un peu plus clair est venu : la peur des endroits fermés et celle des gens. Le problème était que les médicaments qu'il me donnait me faisait dormir donc j'ai décidé d'arrêter de les prendre et de me dire "mais non tu va pas être malade, tout va bien se passer" et bizarrement, j'arrivais à me contrôler en mâchant un chewing-gum. Depuis je continue mes études par correspondance tout en travaillant mais je vie toujours avec mes peurs. En faite, elles se traduisent par des palpitations, des vertiges, j'ai toujours l'impression que je vais vomir, des diharées, de la spasmophilie, de l'agressivité envers les autres et du renferment. Depuis ma première crise, je n'ai plus d'amis parce qu'une invitation au restaurant ou au cinéma ou même une sotie à l'extérieure est impensable pour moi parce que la peur d'être malade est trop grande donc je refuse toujours au dernier moment en donnant une excuse bidon. Aujourd'hui je vois un psychologue mais ceci ne m'aide pas vraiment puisque je recommence au bout de quelques séances à donner des excuses pour ne pas y aller parce que la salle d'attente ou même le fait de discuter avec elle me fait stresser. Y a-t-il une solution à mon problème et même un nom exact à donner à mon problème ?

Témoignage posté sur internet - 14.02.2005

Moi tout a commencé un jour dans le restaurant, j'ai senti comme si \'allais faire un malaise, des palpitations, manque \'air, et l'impression que tout autour de moi était irréaliste. Du coup depuis ce jours c'est devenu une obsession journalière de me dire si je vais me sentir mal à nouveau, et et si je vais bien, ou si j'ai pas une maladie grave. Je suis allé voir le médecin car franchement ça devenait insupportable d'avoir une sensation de mal être tout le temps, et toujours la pensée que j'allais faire un malaise. Il ma dit que j'avais des crises d'angoisses... du coup on ma donnée des médicaments que j'ai jamais pris d'ailleurs car je trouvais qu'ils étaient trop forts, et que j'étais pas dépressif mais simplement bizarre. Maintenant chaque fois que je vais au restaurant je pense tellement à ces symptômes que je provoque la crise on dirais!! Cela devient insuportable! Dans les magasins aussi quand je dois faire la queue, là je commence à nouveau à me poser toutes ces questions, et à nouveau ressentir la sensation de faire un malaise, je m'imagine tomber et à mon réveil tout le monde va me regarder comme si j'étais une chose bizarre... Bref que cette situation est vraiment très désagréable, j'ai toujours eu peur pour un rien dans ma vie, si j'ai mal à la tête tout de suite je pense au pire, tumeur ou je sais pas que de pire! Ce comportement affecte même ma vie sentimentale et professionnelle! J'espère un jour pouvoir m'en sortir de cet enfer!!

Témoignage posté sur internet - 13.06.2005

Apres avoir lu votre histoire je decide de vous raconter la mienne qui est tout autant bizarre... Je ne me rappelle plus exactement quand mes angoisses ont commencés mais c'etait une sensation d etouffement de bouffée de chaleur alors que j étais chez moi mais je me suis rassurée car en discutant avec une amie qui m a fais son diagnostic de crise d angoisse , elles etaient supportables. Mais plus le temps passait plus elle me prenaient , je ne comprenais rien a ce qui m arrivais. Puis, un jour je décidais de faire un voyage dans un pays pauvre avec mon copain. Et la mes crises de panique devenaient insupportables, déja dans l avion pour aller, je me suis bourrée de médicaments et j ai tout vomi! la honte...mais je m enfouttais meme de ce que les autres pourraient penser comme j etais tellement mal. Puis dans le bus elles me prennaient ces crises de paniques...je ne pensais plus qu a sortir du bus. Comme le trajet durait chaque fois 6 heures ! Meme au restaurant et d un coup je n avais plus faim et ne pensais plus qu a sortir et a vomir! Et un jour,je ressentis des douleurs dans la tete tres bizarres, puis ces douleurs on laissé place a une sorte de poids dans ma tete , de paralysie indescriptible tellement c'etait bizarre! des fourmillements au visage... quelque jours comme ca, et un jour mon copain était parti chercher a manger, j etais seule dans l hotel. Tout a coup je me suis sentie partir! j avais l impression que j allais mourrir, je me massais la tete, comme pour pouvoir rester a moi. Pour moi j en etais sure , c'etais la fin!!!! ma vision etait tellement bizarre, j avais l impression que mon esprit allait sortir de mon corps!!! c est effroyable. je luttais pour le garder en moi. j ai finis a l hopital en urgence la bas. j en ai meme fais plusieurs et c etait pas la joie comme c etait un pays pauvre. j en ai vu de toute les couleurs! j etais dans un etat a faire peur! je vomissais, je ne mangeais plus, j ai maigris ...j avais des faiblesses dans mes membres! plus de force... j etais sure de mourrir la ou d avoir une maladie incurable. tout m est passé par la tete je dois dire comme les médecins ont tout imaginé: tumeur au cerveau... hepatite et j en passe, infection urinaire... puis tout a coup le verdict : l angoisse. je n y croyais pas que ce que j ai vécu ne pouvait etre que de l angoisse.. et aller aussi loin.... je suis donc rentrée en urgence chez moi.... J ai refais plein de test : scanner... electocardio... et j en passe. mais rien je ne pouvais toujours pas y croire. Et depuis ce jour, ca fait une année maintenant que j ai des vertiges en permanence, ma vision est trouble et dedoublée tres souvent. je ne vois pas tres bien les gens j ai la tete qui tourne...le pire c est quand me revient cette sensation que mon esprit me quitte! ou alors cette tete qui redevient comme lourde et paralysée... j ai des douleurs un peu partout qui viennent et qui partent....de la grosse fatigue..., de la peine a respirer régulier comme si tout mon plexus etait bloqué...de grosse crises de panique que je connais depuis le temps comme ça fait passé une année a présent, mais ca me pourrit la vie , avec mon mec, au travail. au dentiste partout... j ai tres peur de la mort et des maladies. Ca m obsede et je ne pense plus qu a ca comme j ai toujours cette impression qu on m a oublié un cancer quelquepart... et meme le fait de devoir me faire operer un jour et d y rester tellement je suis faible! j ai meme peur de faire des goss!!! Quand je pense qu avant j etais une personne joyeuse vivante drole, je ne me reconnnais plus de mon changemant tant bien physique. avec ma mine de cadavre! Enfin voila j ai fais beaucoup de médecins, de trucs virtuels paralleles, j ai tout essayé franchement mais toujours pas de guérison. je désespère, je vois ma mort tous les jours, je ne vois meme plus mon avenir!!! Et j ai de tres gros moments de déprime. mais je lutte, je ne veux pas prendre de médicaments, qu en cas d urgence. rien que de savoir que je les ai ca me rassure.enfin voila je vais terminer mon roman... merci !

Témoignage posté sur internet - 10.03.06

Je vis depuis plusieurs années avec des angoisses terribles , incontrolables , avec tremblements et le coeur qui serre trés fort , sans doute suite à des événements tragiques de ma vie , ma famille ne me comprend pas , je me sens infiniment seule , j'évite d'en parler à mes amies , mon docteur ne m'a jamais prise au sérieux , j'èvite les médicaments et prends verveine ect ... Si j'ai une crise , je deviens trés nerveuse , et mon mari me reproche de ne pas l'aimer .. quel rapport !!! impossible de lui faire comprendre , et donc la solitude s'installe en moi de plus en plus ..en me repliant sur moi meme. Je vis dans une grande et splendide maison en campagne en Italie , avec durant beaucoup de mois un travail supérieur à mes capacités ( nous louons aux touristes une partie de notre villa ) , cela me crée un stress épouvantable que je ne peux gérer , j'ai l'impression d'etre passée à coté de la vraie vie ... et ne sais vraiment pas quoi faire. Je pourrais avoir beaucoup pour etre heureuse .... mais ne le suis que trés rarement . Quelques fois je suis arrivée au bord du suicide ..... Merci de m'aider.

Témoignage posté sur internet - 26.06.06

Hello, Que de bien de voir que je ne suis pas seule avec ce problème et de voir qu 'on peut s 'en sortir moi tout est partie d 'une crise de tachycardie au travail depuis je n 'ai que cette angoisse de refaire une crise en public. Toutes les analyses on été fait et rien n 'a été détecté. Cela dure depuis une année. Mon meilleur ami m 'a conseillé de faire une séances d 'hypnose qui m 'a totalement enlevée mes angoisses pour quelque temps j 'ai continué cette hypnose mais a l 'heure actuelle elle ne me fait plus rien. Il est impossible de rendre dans un endroit ou il y a du monde même quelques personnes me terrorise. Je ne suis bien que chez moi enfermée. Je me suis inscrite ds une salle de fitness pour y suivre des cours de fit box avec ma sœur au début ca passait bien mais maintenant c 'est quasiment plus possible d 'y aller. Le plus grand problème est devenu la conduite je ne peux plus passer en ville car l 'idée de restée bloquée a un feu et de faire une angoisse me fige.

     
     


   
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