ASSISTANCE AU SUICIDE
Quel rôle pour les soignants ?  
(18.05.06)



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EN  QUELQUES MOTS ET QUELQUES CHIFFRES


  • L'assistance au suicide consiste à fournir au patient une substance mortelle qu’il ingérera lui-même pour mettre fin à ses jours, sans intervention extérieure. Selon le Code pénal suisse, elle n'est pas punissable si elle ne répond pas à un motif égoïste.
  • L'Académie suisse des sciences médicales (février 2004) et la Commission nationale d'éthique (juillet 2005) ont admis l'aide au suicide, au nom du respect du patient et de la volonté d’autonomie du patient. Elles recommandent cependant qu’elle ne devienne en aucun cas routinière, qu'elle reste exclue dans le contexte de maladies psychiques, et que les activités des organisations d'aide soient surveillées.
  • Des organisations telles que Exit fournissent une assistance au suicide dans le cadre de la loi. Elles peuvent intervenir au domicile du patient et dans certains établissements médico-sociaux.
  • Depuis janvier 2006, le Centre hospitalier universitaire vaudois autorise Exit à accompagner un malade incurable en fin de vie. Les critères suivants doivent cependant être remplis : persistance de la demande du malade, maladie incurable et fin proche, capacité de discernement, examen externe de la demande par le bureau de la commission d'éthique, soins palliatifs proposés et mis en oeuvre, geste létal accompli par le patient lui-même.
  • Il existe d'autres formes d'assistance au décès, auxquelles sont liées différentes réglementation légales.
  • L'euthanasie active directe est qualifiée de meurtre par le Code pénal. Elle est punissable. C'est le cas par exemple quand, dans le but d'abréger les souffrances d'une personne, un médecin ou quiconque injecte volontairement une substance qui entraîne directement la mort du patient.
  • L'euthanasie active indirecte n'est pas expressément réglée par le Code pénal. Elle est donc considérée comme admise. Elle consiste à administrer une substance, par exemple de la morphine, pour soulager la souffrance du patient tout en sachant qu'elle peut abréger sa vie.
  • L'euthanasie passive n’est pas non plus réglée expressément par la loi et elle est considérée comme permise. Il s'agit de renoncer à des mesures de maintien en vie ou de les interrompre, par exemple de débrancher un appareil respiratoire ou un stimulateur cardiaque.
  • La médecine palliative, c'est tout ce qui doit permettre de ne pas en arriver à l'euthanasie, par exemple l'administration de morphine à des doses supportables pour supprimer ou atténuer les souffrances. C'est aussi le soutien psychologique, social et spirituel apporté au patient et à ses proches. Les soins palliatifs peuvent améliorer sensiblement la qualité de vie des personnes gravement malades et des mourants, et diminuer ainsi le désir de mourir.
     
   
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