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QUELQUES MOTS ET QUELQUES CHIFFRES |
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L'assistance
au suicide consiste à fournir au patient une substance
mortelle qu’il ingérera lui-même pour mettre
fin à ses jours, sans intervention extérieure.
Selon le Code pénal suisse, elle n'est pas punissable
si elle ne répond pas à un motif égoïste.
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L'Académie
suisse des sciences médicales (février 2004) et
la Commission nationale d'éthique (juillet 2005) ont
admis l'aide au suicide, au nom du respect du patient et
de la volonté d’autonomie du patient. Elles recommandent
cependant qu’elle ne devienne en aucun cas routinière,
qu'elle reste exclue dans le contexte de maladies psychiques,
et que les activités des organisations d'aide soient
surveillées.
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Depuis
janvier 2006, le Centre hospitalier universitaire vaudois
autorise Exit à accompagner un malade incurable en fin
de vie. Les critères suivants doivent cependant
être remplis : persistance de la demande du malade,
maladie incurable et fin proche, capacité de discernement,
examen externe de la demande par le bureau de la commission
d'éthique, soins palliatifs proposés et mis en
oeuvre, geste létal accompli par le patient lui-même.
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L'euthanasie active directe est qualifiée
de meurtre par le Code pénal. Elle est punissable. C'est
le cas par exemple quand, dans le but d'abréger les souffrances
d'une personne, un médecin ou quiconque injecte volontairement
une substance qui entraîne directement la mort du patient.
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L'euthanasie active indirecte n'est pas expressément
réglée par le Code pénal. Elle est donc
considérée comme admise. Elle consiste à
administrer une substance, par exemple de la morphine, pour
soulager la souffrance du patient tout en sachant qu'elle peut
abréger sa vie.
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La
médecine palliative, c'est tout ce qui doit
permettre de ne pas en arriver à l'euthanasie, par exemple
l'administration de morphine à des doses supportables
pour supprimer ou atténuer les souffrances. C'est aussi
le soutien psychologique, social et spirituel apporté
au patient et à ses proches. Les soins palliatifs peuvent
améliorer sensiblement la qualité de vie des personnes
gravement malades et des mourants, et diminuer ainsi le désir
de mourir.
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