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| EN QUELQUES MOTS
ET QUELQUES CHIFFRES
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Le cancer du côlon est le cancer le plus fréquent
chez la femme, après le cancer du sein, et le troisième
chez l’homme après le cancer de la prostate et celui
des poumons.
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Chaque année en Suisse, 3800 personnes environ se trouvent
confrontées au diagnostic de cancer du côlon. Chez
plus de la moitié des personnes atteintes, la maladie en
est déjà à un stade avancé quand elle
est diagnostiquée et l'issue est alors fatale.
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Le risque de contracter un cancer du côlon
est avant tout lié à l'âge.
Il est minime avant 50 ans et augmente nettement vers 65 ans.
L'hérédité joue aussi un
rôle. Le risque d'avoir ce cancer est plus élevé
si un proche a eu un cancer du côlon. Il est d'autant plus
élevé si les cas sont proches (père, mère,
frère, soeur), et que ces cas sont jeunes. Ces situations
sont rares puisqu'elles ne sont à l'origine que de 3 à
5% des cancers du côlon. L'inflammation chronique
de l'intestin représente aussi un risque. Il est
de 7 à 20 fois plus élevé que chez des personnes
saines.
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Le mode de vie joue un rôle important.
En Afrique et en Asie, il y a beaucoup moins de cancers du côlon
qu'en Europe du Nord ou aux USA (jusqu'à 20 fois moins).
De plus, les émigrants qui quittent un pays pauvre
pour un pays où le risque est important voient leur taux
de cancer du côlon augmenter dans les 10 à 20 ans
qui suivent leur migration. Changer de mode de vie doit
donc aider à la prévention : manger moins de viande
et plus de fruits et de légumes, et faire plus de sport.
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Lorsqu'un cancer du côlon est diagnostiqué tôt,
les chances de guérison augmentent nettement. La
méthode de diagnostic précoce la plus utilisée
est la recherche de sang, invisible à l'oeil nu, dans les
selles. En effet, les polypes cancéreux saignent
souvent. Ce test cependant a des limites : il ne détecte
pas tous les cancers (faux négatifs) et donne aussi un
pourcentage non négligeable de faux positifs (pas de cancer
de l'intestin). Malgré tout, utilisé pour
un dépistage de masse chez les personnes de 50 à
74 ans (test tous les deux ans, pendant au moins dix
ans), il permet de réduire la mortalité
de 15 à 20% dans l'ensemble de la population.
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L'autre méthode de dépistage est la coloscopie
(examen interne de l'intestin à l'aide d'un endoscope).
C'est un examen relativement invasif et non sans risques (blessures
de la muqueuse intestinale, saignements), même s'ils sont
rares. La coloscopie cumule l'avantage du dépistage avec
la possibilité d'enlever directement les polypes présents,
cancéreux ou non. Elle doit être répétée
tous les 10 ans.
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