CANCER DU CÔLON
Quel dépistage ?   (16.11.06)


m
 
 
 
 
 
 
 

Menu
En quelques mots
 
 
 
 
 
 
 
Liste Forums
 

EN QUELQUES MOTS

ET QUELQUES CHIFFRES

 

  • Le cancer du côlon est le cancer le plus fréquent chez la femme, après le cancer du sein, et le troisième chez l’homme après le cancer de la prostate et celui des poumons.
  • Chaque année en Suisse, 3800 personnes environ se trouvent confrontées au diagnostic de cancer du côlon. Chez plus de la moitié des personnes atteintes, la maladie en est déjà à un stade avancé quand elle est diagnostiquée et l'issue est alors fatale.
  • Le risque de contracter un cancer du côlon est avant tout lié à l'âge. Il est minime avant 50 ans et augmente nettement vers 65 ans. L'hérédité joue aussi un rôle. Le risque d'avoir ce cancer est plus élevé si un proche a eu un cancer du côlon. Il est d'autant plus élevé si les cas sont proches (père, mère, frère, soeur), et que ces cas sont jeunes. Ces situations sont rares puisqu'elles ne sont à l'origine que de 3 à 5% des cancers du côlon. L'inflammation chronique de l'intestin représente aussi un risque. Il est de 7 à 20 fois plus élevé que chez des personnes saines.
  • Le mode de vie joue un rôle important. En Afrique et en Asie, il y a beaucoup moins de cancers du côlon qu'en Europe du Nord ou aux USA (jusqu'à 20 fois moins). De plus, les émigrants qui quittent un pays pauvre pour un pays où le risque est important voient leur taux de cancer du côlon augmenter dans les 10 à 20 ans qui suivent leur migration. Changer de mode de vie doit donc aider à la prévention : manger moins de viande et plus de fruits et de légumes, et faire plus de sport.
  • Lorsqu'un cancer du côlon est diagnostiqué tôt, les chances de guérison augmentent nettement. La méthode de diagnostic précoce la plus utilisée est la recherche de sang, invisible à l'oeil nu, dans les selles. En effet, les polypes cancéreux saignent souvent. Ce test cependant a des limites : il ne détecte pas tous les cancers (faux négatifs) et donne aussi un pourcentage non négligeable de faux positifs (pas de cancer de l'intestin). Malgré tout, utilisé pour un dépistage de masse chez les personnes de 50 à 74 ans (test tous les deux ans, pendant au moins dix ans), il permet de réduire la mortalité de 15 à 20% dans l'ensemble de la population.
  • L'autre méthode de dépistage est la coloscopie (examen interne de l'intestin à l'aide d'un endoscope). C'est un examen relativement invasif et non sans risques (blessures de la muqueuse intestinale, saignements), même s'ils sont rares. La coloscopie cumule l'avantage du dépistage avec la possibilité d'enlever directement les polypes présents, cancéreux ou non. Elle doit être répétée tous les 10 ans.


     
   
remonter en haut de page