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| EN QUELQUES MOTS
ET QUELQUES CHIFFRES |
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D'après les cancérologues, un cancer du sein traité alors
qu'il mesure moins d'un centimètre et qu'il n'a pas encore envahi
les ganglions a 90% de chances de guérison ; s'il est diagnostiqué
au stade d'envahissement ganglionnaire, ses chances de guérison
ne sont plus que de 50%. C'est sur la base de ces chiffres
que les gynécologues ont prescrit des mammographies à leurs
patientes. Mais de nombreuses femmes, peu informées et peu suivies,
échappaient à ces prescriptions d'où l'intérêt d'organiser des
campagnes de dépistage systématiques gratuites offrant les
mêmes chances à toutes les femmes.
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En
Suisse, seuls trois cantons romands ( GE/VD/VS ) ont créé
des programmes de dépistage systématique du cancer du sein par
mammographie. Les bénéficiaires en sont les femmes de 50
à 69 ans, à raison d'un examen gratuit tous les deux ans. Les
autres cantons romands (JU/FR/NE) sont en train de mettre sur
pied une campagne de dépistage cantonale, alors que les cantons
alémaniques ne l'envisagent pas encore.
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La
mammographie n'est pas un examen infaillible. Elle entraîne
des effets indésirables liés aux limites techniques de l'examen
qui ne permet de détecter que 88% des cancers existants ( faux
négatifs ) ou qui soupçonne à tort un cancer, ce qui génère
des examens supplémentaires pénibles pour la femme concernée
( faux positifs ).
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En se basant sur la vision « optimiste « , 26%
de diminution de la mortalité correspond, chez les femmes de
50 à 69 ans, à 4 décès évités sur 1000 femmes qui font la mammographie
pendant 10 ans. Mais l'examen peut être responsable d'angoisses
inutiles. Sur ces 1000 femmes, 36 vont apprendre 4 années à
l'avance qu'elles ont un cancer du sein sans en retirer aucun
bénéfice : 12 sur ces 36 décéderont quand même, et 24 seront
sauvées, mais elles auraient aussi été sauvées sans mammographie.
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Ces
10 dernières années, la mortalité due au cancer du sein a diminué
d'environ 30% dans toute la Suisse, alors que dans la partie
alémanique du pays on pratique deux fois moins de mammographies
qu'en Suisse romande. Cette baisse de la mortalité observée
aussi dans d'autres pays occidentaux est attribuée, pour
l'essentiel, aux progrès réalisés dans le traitement du cancer
du sein.
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