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| EN QUELQUES MOTS
ET QUELQUES CHIFFRES |
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Le
diabète est une maladie liée à une concentration
anormale de sucre dans le sang. Le mot "diabète"
recouvre en réalité deux affections :
1. le
diabète de type 1 (maigre, juvénile,
ou insulinodépendant) est dû à une
anomalie héréditaire. Elle entraîne,
dès l’enfance, la destruction progressive des
cellules du pancréas qui sécrètent
l’insuline, une hormone qui permet au sucre
des aliments de pénétrer dans les cellules
pour y être utilisé. Les patients pour
survivre doivent s’injecter quotidiennement de l’insuline.
Le nombre de
diabétiques de type 1 est stable.
2. le
diabète de type 2 (gras, de la maturité
ou non-insulinodépendant). Il est
probablement aussi lié en partie à une prédisposition
génétique qui entraîne une
diminution de la sensibilité de certaines cellules à
l’insuline, associée à une
diminution de la production d’insuline par le pancréas.
Il touche surtout des
personnes de plus de quarante ans qui souffrent de surcharge pondérale.
Il est
dix fois plus fréquent que le diabète de type
1 et il ne cesse de progresser.
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L’épidémie
de diabète de type 2 suit l’épidémie
d’obésité qui menace tous les pays
du monde qui peuvent s’offrir le style de vie américain
: nourriture riche, boissons sucrées en abondance et
surtout peu d’exercice physique. Selon les prévisions
de l’OMS, le nombre de diabétiques dans
le monde devrait passer de quelque 150 millions aujourd’hui
à 300 millions d’ici 2025. Il risque même
de tripler dans les pays en développement. En
plus d’un régime alimentaire inapproprié,
cette progression fulgurante est liée aussi à
la croissance démographique et au vieillissement de la
population.
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A Genève grâce à l’enquête menée
depuis dix ans par le Bus santé, on a une estimation
plus fine. Elle montre qu’en 2000, sur environ 1200 personnes
de 35 à 74 ans interrogées, 7,5% des hommes et
4,7% des femmes se savaient diabétiques. Ce qui porte
à 20.000 le nombre de Genevois
souffrant d’un excès de sucre dans le sang.
Et leur nombre ne cesse d’augmenter, comme le montre les
observations faites en 1992..
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Le diabète de type 2 coûte très cher.
Selon une étude réalisée en 2002 par l’Institut
de médecine préventive et sociale de Zurich, son
coût s’élève à près
de 1 milliard par an en Suisse, soit plus de 4150 francs
par patient et par an.
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D’après la même
étude, ces dépenses se répartissent entre
les frais médicaux qui s’élèvent
à 3500 francs par malade et par an, car le diabète
mal soigné engendre généralement des complications
graves telles que cécité, différentes neuropathies,
ulcères et nécroses pouvant aller jusqu’à
l’amputation, insuffisance rénale, infarctus du
myocarde, voire mort précoce. S’y ajoutent
650 francs de coûts indirects liés aux congés
maladie. Des coûts indirects sous-évalués
par l’étude qui n’a pas considéré
les frais liés à la retraite anticipée,
l’invalidité ou les soins par des proches.
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