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GENERALITES
1.
Qu’est-ce que le diabète ?
2.
Quel est le rôle de l'insuline ?
3. Quelles sont les complications liées au
diabète ?
4. Le diabète se déclenche-t-il brusquement
? ?
5. Le diabète peut-il
se déclencher entre deux contrôles de glycémies
espacés de 6 mois ?
6. Le stress peut-il intervenir
dans le déclenchement du diabète ?
7. Quelle est la composante
génétique du diabète ?
8. Quels sont les pourcentages
de populations touchées par les différents diabètes ?
9.
Le diabète touche-t-il des personnes
de plus en plus jeunes ?
10. Quelles sont les causes
de l’augmentation de l’obésité chez les
jeunes ?
11.
Quand les enfants sont gros ou obèses,
est-ce que les parents ne le sont pas aussi ?
12. Quelles sont les catégories
sociales les plus touchées par l’obésité
et donc par le diabète ?
Question
: Qu’est-ce que le diabète ?
JJG : Le mot diabète concerne plusieurs maladies qui ont
une caractéristique commune : c'est que les personnes touchées
ont un taux de sucre sanguin trop élevé. Il y a deux
types de diabète. Le premier étant nommé de
type 1, et le deuxième de type 2. Le diabète de type
1 est celui qui a été appelé aussi autrefois
"juvénile", qui touche les personnes le plus souvent
dans l'adolescence, au début de l'âge adulte, en général
dans la première moitié de la vie. Ces personnes-là
n'ont en général pas de problème de surpoids.
Elles doivent être traitées d'emblée par de
l'insuline, parce que la cause de cette maladie est une destruction
assez rapide du pancréas, qui est l'organe qui fabrique l'insuline.
En revanche, le diabète de type 2, qui touche 80 à
90 % de l'ensemble des diabétiques, est lié, dans
la grande majorité des cas, à un excès de poids.
Un surpoids qui peut être modéré, qui peut être
important, mais il y a un problème de poids. C'est une maladie
qui est très souvent familiale : on trouve plusieurs personnes
touchées dans la même famille. Et c'est une affection
dont les malades, les personnes atteintes n'ont en général
pas besoin de piqûres d'insuline d'emblée
Question
: Quel est le rôle de l'insuline ?
JJG : L'insuline est une hormone, une substance qui est fabriquée
par le pancréas, qui est un petit organe qui a la grandeur
d'une souris et qui est situé derrière l'estomac.
C'est une substance qui est nécessaire à la vie :
on ne peut pas vivre sans insuline. Son rôle est de permettre
aux différents organes, et notamment les muscles, d'assimiler
le sucre qui est une des principales sources d'énergie. Dans
le diabète de type 1, il n'y a plus d'insuline ; il n'y a
pas le choix, il faut la remplacer par des piqûres si on veut
survivre. Dans le diabète de type 2, il y a suffisamment
d'insuline à disposition. Il y en a souvent même beaucoup
au début de la maladie, mais les organes sont résistants
à l'insuline. Si vous me permettez d'utiliser une petite
métaphore, si l'insuline est la clé qui permet au
sucre d'entrer dans les muscles, dans le diabète de type
1, la clé a disparu ; dans le diabète de type 2, il
y a un problème de compatibilité entre la clé
et la serrure, mais la clé est toujours là. L'insuline
est toujours là mais elle ne marche pas comme elle devrait.
Et les diabétiques de type 2 ont souvent besoin de beaucoup
plus d'insuline, leur pancréas produit de grandes quantités
d'insuline, des quantités plus importantes que chez les sujets
sains, mais elle n'arrive pas à assumer son rôle, elle
n'a pas l'effet désiré..

Question
: Quelles sont les complications liées au diabète
?
JJG : L'atteinte oculaire est l'une des complications les plus redoutables,
parce que l’une des choses les plus précieuses que
nous ayons, c'est la vue. C'est un sens important, et c'est un évènement
dramatique chaque fois qu'une personne diabétique perd une
partie de sa vue. C'est quelque chose qui devrait à tout
prix être évité actuellement. Comme autres complications,
il peut y avoir des complications rénales, des complications
qui touchent les nerfs, c'est-à-dire la partie des nerfs
qui donne la sensibilité, les nerfs qui vont aux muscles,
qui donnent l'ordre aux muscles de se contracter. Ces troubles de
la sensibilité touchent le plus souvent les pieds. Vous avez
tous entendu parler du risque qui existe pour les pieds des diabétiques.
Les personnes diabétiques doivent particulièrement
prendre soin de leurs pieds en raison de ces complications qui touchent
les nerfs. On peut voir apparaître des ulcérations
au niveau des pieds, qui si on n'en prend pas soin, si on ne les
soigne pas d'emblée, rapidement et correctement, peuvent
s'infecter, peuvent se compliquer et conduire à des amputations.
Il y a aussi des complications cardiaques. Elles ne sont pas spécifiques
du diabète, mais le fait d'être diabétique augmente
le risque de développer une maladie coronarienne, d'avoir
des problèmes artériels au niveau du cœur. C'est
peut-être la principale raison qui nous pousse actuellement
à dépister le diabète le plus précocement
possible, et à traiter non seulement le diabète, mais
tous les autres facteurs de risque vasculaires : le cholestérol
et la tension artérielle.
Question
: Le diabète se déclenche-t-il brusquement ? ?
JJG
: C'est la découverte qui est brusque, mais la maladie n'est
pas brusque du tout. On estime en général qu'au moment
du diagnostic d'un diabète de type 2, la maladie était
présente depuis plusieurs années déjà.
Et c'est la raison pour laquelle nous conseillons aux médecins
généralistes de rechercher déjà des
complications au moment du diagnostic. Souvent cette maladie s'installe
de manière insidieuse. C'est une maladie qui ne fait pas
mal. On est pendant plusieurs années à ce stade intermédiaire
où on n'est pas encore tout à fait diabétique,
mais plus tout à fait normal. Ensuite le diabète s'installe
et ça peut passer inaperçu durant des années.
Ça dépend aussi du genre de personne : il y a des
personnes qui sont très attentives au fonctionnement de leur
corps. Je pense aux sportifs notamment qui, dès que quelque
chose cloche, le remarquent. Et puis il y a le bon vivant qui a
un peu d'embonpoint, qui n'est pas gêné par un peu
de fatigue supplémentaire, et qui souvent passe par-dessus
les symptômes qui auraient pu conduire au diagnostic. C'est
souvent grâce à des facteurs favorisants que le diagnostic
est posé. Parmi les facteurs favorisants on a par exemple
une petite maladie en plus, un état grippal, par exemple.
Une personne qui a des taux de sucre qui ne faisait pas beaucoup
de symptômes, voit ses taux de sucre, sa glycémie augmenter
brusquement à la faveur d'une grippe ou d'une pneumonie,
ou d'un stress psychologique (un licenciement, un deuil). Tout ça,
ça dérègle le diabète. Alors à
ce moment-là, le diabète s'aggrave et des symptômes
apparaissent qui conduisent les gens chez le médecin.
Question
: Le diabète peut-il se déclencher entre deux contrôles
de glycémies espacés de 6 mois ?
JJG
: Le fait de contrôler sa glycémie ne met pas à
l'abri du développement d'un diabète. Mais je dirais
que la contrôler une fois par année, ça me paraît
tout à fait raisonnable. Pas chez tout le monde. Mais si
on est une personne à risque, si on a des diabétiques
de type 2 dans la famille, si on a de l'embonpoint, si on a trop
de cholestérol, trop d'hypertension, tout ça c'est
un peu lié, alors à ce moment-là je conseillerais
vivement, je dirais à partir de 50 ans, de se faire faire
une glycémie par année. Si les choses se détériorent
entre deux, ça n'a pas tellement de conséquences parce
que, pour que les complications du diabète se développent,
il faut des années. Pour les complications oculaires, il
faut entre 7 et 9 ans pour que des choses visibles apparaissent.
Donc on n'est pas à quelques mois près, on est vraiment
à plusieurs années près.
Question
: Le stress peut-il intervenir dans le déclenchement du diabète ?
MM
: Effectivement, on vit avec beaucoup de stress, et ce qui est sûr,
c'est que ça peut le favoriser. En plus, dans le diabète,
les émotions sont très importantes. Alors c'est sûr
que ça favorise. Dans les groupes de patients que je suis,
ce qui est souvent évoqué comme facteur déclenchant,
c'est un gros état de stress ou un évènement
de vie difficile, une rupture, un deuil, qui met en état
probablement de fragilité, et c'est le point de départ…
Mais ce sont vraiment des états de gros stress quand les
gens en parlent. Ce n’est pas le stress du quotidien. C'est
vraiment un "choc émotionnel".
SR : Le stress ne peut-il pas intervenir dans l'attitude vis-à-vis
de la nourriture, et peut-être créer des obésités
?
MM : Oui. Il y a beaucoup de personnes qui lorsqu’elles ont
beaucoup de stress, cherchent des moyens de le libérer. Elles
veulent mettre un couvercle sur leurs émotions parce qu'elles
ne sont pas adéquates socialement. Et effectivement le fait
de manger permet de mettre un couvercle quand il y a trop de stress,
ce qui va entraîner une obésité.
JJG : Le stress, c'est certainement quelque chose de mauvais pour
la santé, cela peut aggraver un diabète préexistant,
et cela aggrave aussi le risque cardio-vasculaire.
Question
: Quelle est la composante génétique du diabète
?
JJG
: Il y a un aspect génétique dans le diabète.
Tous les obèses ne deviennent pas diabétiques, toutes
les personnes stressées ne deviennent pas diabétiques,
il faut avoir une prédisposition. Malheureusement cette prédisposition
est très répandue. Lorsque, en tant que médecin,
je pose le diagnostic de diabète de type 2 chez une personne,
et que je l'interroge quant à la présence de cette
même maladie dans la famille, 3 fois sur 4 on trouve un oncle,
une tante, un parent ou un frère qui a aussi le diabète.
Donc c'est une constellation familiale qui est fréquente,
ça c'est une réalité. Maintenant la connaissance
de la génétique du diabète de type 2 en est
à ses débuts, parce qu'il ne s'agit probablement pas
d'un seul gène mais de plusieurs gènes qui prédisposent
au diabète. Et en plus de cette prédisposition familiale,
il faut ce qu'on appelle des facteurs environnementaux. Il faut
manger mal et devenir trop gros, il faut avoir peu d'activités
physiques pour que ces gènes qui prédisposent au diabète
puissent s'exprimer et que le diabète puisse apparaître.
Regardez autour de vous. Le diabète est tellement fréquent
que nous avons probablement tous des connaissances, des amis où
l'on trouve une ou plusieurs personnes diabétiques dans la
même famille.
Question
: Quels sont les pourcentages de populations touchées par
les différents diabètes ?
JJG
: L diabète de type 1 concerne 10% de la population diabétique.
Ce pourcentage n’est pas en augmentation. C'est une maladie
qui touche des personnes très jeunes, souvent des enfants
et qui nécessite un traitement lourd. Ce sont souvent des
personnes qui vont vivre 60 ou 70 ans avec leur maladie. Le diabète
de type 2 commence plus tard, mais il est dix fois plus fréquent
que le diabète de type 1, et c'est donc ce diabète-là
qui est un véritable problème de santé publique
par le nombre de personnes touchées, par les complications,
les souffrances infligées aux personnes touchées,
et aussi les coûts pour la société. C’est
ce diabète-là qui est en augmentation. Donc le gros
problème est celui-là.
Question
: Le diabète touche-t-il des personnes de plus en plus jeunes ?
JJG
: Oui, malheureusement. Le diabète de type 2 est lié
à l'excès de poids, et on trouve de plus en plus d'obèses
dans les sociétés développées. Une étude
suisse parue récemment nous a donné des chiffres :
10 % de la population adulte suisse est obèse, et 30% souffre
d'un excès de poids. Si on met l'obésité et
l'excès de poids ensemble, ça fait 40% qui a un poids
excessif. Et comme le diabète de type 2 est favorisé
par l'excès de poids, donc tous ces diabètes de type
2 qui dormaient peut-être par le passé sont réveillés,
se révèlent par l'augmentation du poids d'une partie
de la population. Et on décrit maintenant des diabète
de type 2 chez des adolescents, voire des enfants, obèses.
C'est quelque chose qui, lorsque j'ai commencé ma vie professionnelle
de diabétologue, il y a 20 ans, n'existait pas. Et maintenant,
il y a des publications scientifiques qui parlent du diabète
de type 2 chez l'enfant. Aujourd’hui je soigne quelques enfants
diabétiques de type 2. Ce sont des enfants qui ont d'énorme
surpoids. Ils ont 12 ans et pèsent 100 kg.
MPT : Avec mes collègues infirmières des écoles,
on en rencontre beaucoup dans les écoles, et le chiffre que
Monsieur GRIMM donne s'applique aussi à la population plus
jeune. Au Service santé de la jeunesse, qui fait partie de
l'Instruction publique, on suit les enfants depuis l'âge de
la crèche jusqu'à l'âge de la fin de scolarité
post-obligatoire, jusqu'à 17-18 ans, ça représente
une surveillance de 80'000 personnes à peu près. Si
un quart de cette population souffre d'excès de poids, ça
représente un certain nombre de jeunes. Et si 5 à
10% sont des obésités réelles, ce que l'on
voit quand même, même si on n'a pas de chiffres précis
sur Genève, mais enfin on a suffisamment d'études
maintenant autour de nous dans les régions environnantes,
ça représente un nombre de personnes qui peut être
évalué à 10'000 chez les jeunes, qui ont un
excès de poids. Donc ça représente beaucoup
de personnes. Donc c'est inquiétant. L'OMS a décrété
l'obésité comme étant une maladie et une épidémie.
Donc, on est préoccupé dans notre service.
Question
: Quelles sont les causes de l’augmentation de l’obésité
chez les jeunes ?
MPT
: Leur problème est de plusieurs ordres, bien évidemment.
Mais c'est clair que la première et la prioritaire, c'est
le manque d'activités physiques, c'est clair. Et qui pourrait
par moments aussi être lié avec trop de temps passé
devant les écrans. Il y a une grande étude aux Etats-Unis
qui nous a montré que plus de 2 heures passées devant
un écran, que ce soit télévision, ordinateur,
game boy ou autre, faisaient exploser le taux d'obésité
chez les jeunes. Donc, plus on passe de temps devant l'écran,
et moins on s'occupe de mouvements ou de jeux dehors ou d'activités
physiques, simplement. Et c'est cette dynamique-là qui peut
être une cause principale. Il y a aussi l'alimentation déstructurée.
Il y a moins de repas en famille, il n'y a plus de transmission
culinaire… Moins, pas plus, ne soyons pas quand même
négatifs. Il y a beaucoup moins de transmission culinaire
dans les familles. Il y a aussi des moyens qui sont aussi plus importants
pour s'offrir plus de gâteries, et quand les enfants rentrent
de l'école, ils n'ont pas forcément un goûter
structuré. Ils passent devant l'écran, ils grignotent.
Et c'est des grignotages évidemment qu'on observe beaucoup.
Les boissons sucrées font pas mal de tort aussi.Je vois dans
la pratique, lorsque je conseille aux parents de boire de l'eau
à table, qu’ils ont l'impression qu'il s’agit
d’une punition suprême si on prive un jeune de boissons
sucrées, type thé froid ou autres. Alors que finalement,
boire de l’eau permet la formation du goût, de façon
à ce que les enfants reconnaissent le goût des pâtes
et des pommes de terre, et pas seulement celui du coca-cola.
Question
: Quand les enfants sont gros ou obèses, est-ce que les parents
ne le sont pas aussi ?
JJG
: Je vais permettre à Madame THEUBET de répondre parce
que c'est son domaine, mais j'aimerais commencer par une anecdote
et citer le Docteur GOLAY de l’hôpital cantonal à
Genève. Lorsqu'il nous parle d'obésité, il
nous passe souvent une reproduction d'un tableau de Botero où
on voit les parents, les enfants et le chien qui sont obèses.
MPT : C'est vrai, mais ce n'est pas systématique, tout de
même. Mais quand on interroge les enfants et les adolescents
ou leur famille, il y a effectivement, comme pour le diabète,
souvent des problèmes de poids dans la famille. Ce n'est
pas tout le monde qui prend du poids non plus, ce ne sont pas tous
les enfants qui prennent du poids de manière aussi simple
et systématique. Mais enfin, c'est souvent le cas. Toutefois
on a aussi parfois un enfant obèse, alors que les parents
et les frères et sœurs sont minces. Ce n'est donc pas
systématique. Mais que peut-on faire ? Un travail avec la
famille. Si on veut accompagner un enfant pour un problème
de poids, on touche la famille. Et puis, dans le cadre de nos actions,
on peut organiser au sein des crèches, des écoles,
des soirées de parents, des discussions, pour favoriser des
interactions et pour parler d'activités physiques et d'alimentation.
On a pour l'instant ces moyens-là.
MM : On est obligé de tenir compte de la famille, et je continue
avec l'image du tableau de Botero. Quel courage il faut à
un membre de la famille pour être différent ! C'est
dans ce sens qu'il est important de travailler ensemble, parce que
dans certaines familles, ça traduit aussi l'appartenance.
On se ressemble aussi en étant gros. C'est dans ce sens que
c'est important de tenir compte de tout le monde, car il s’agit
de changer des choses profondes. Toujours dans le service du Docteur
GOLAY, j'ai entendu aussi certaines dames qui venaient pour suivre
un stage de 3 semaines pour lutter contre l'obésité
qui racontaient combien, en plus de leur histoire personnelle, cette
image de gros leur collait : quelque fois, ça va bien à
leur compagnon, quelque fois ça rassure la famille et l'entourage
parce qu'il y a l'image du bon gros. Il faut vraiment aller au-delà
de toutes ces représentations. Là aussi, c'est changer
des choses profondes.
Question
: Quelles sont les catégories sociales les plus touchées
par l’obésité et donc par le diabète ?
JJG
: C'est dans les classes les plus défavorisées. Parce
que ces personnes-là, sont les personnes qui sont les moins
lettrées, qui ont le moins accès à l'information,
que l'on touche le plus difficilement avec nos interventions. Ce
sont les personnes qui ne participent pas à ce débat.
Et justement, ce ne sont pas les businessmen les plus touchés
par le stress. Les personnes pauvres ont d'autres stress ; ce sont
des stress qui sont liés à la misère, à
la difficulté de survivre, de faire vivre leurs familles,
d'avoir assez à manger. Donc on trouve une grande proportion
d’obèses parmi les classes défavorisées.
Ça coûte moins cher de manger de la graisse et des
pommes de terre que de manger des légumes frais.
MPT : Justement, une des grandes options pour lutter aussi contre
cette épidémie, comme on l'appelle, de maladie de
l'obésité, c'est bien sûr la lutte contre la
précarité. C'est sûr qu'il faut lutter contre
la précarité, étant donné qu'effectivement
beaucoup d'études nous montrent que dans les familles plus
défavorisées il y a des taux d'obésité
plus importants, avec les répercussions que cela implique
sur la santé. Donc c'est une des grandes pistes dans le cadre
de la prévention et de la promotion de la santé, c'est
la lutte contre la précarité.
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