L'EPILEPSIE
Une maladie comme les autres ?   (18.11.04)


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EN QUELQUES MOTS

ET QUELQUES CHIFFRES

  • Le mot épilepsie vient du grec epilambanein qui signifie saisir, attaquer par surprise. Les crises d'épilepsie sont en effet imprévisibles aussi bien pour le patient que pour son entourage.
  • La crise d'épilepsie est le résultat de l'activation brutale des cellules nerveuses du cerveau, les neurones. Schématiquement, une crise d'épilepsie correspond à un "court-circuit" des neurones. Les symptômes observés sont fonction du siège de la décharge. Ils peuvent être très variés d'un patient à l'autre, c'est pourquoi on parle généralement des épilepsies et non pas de l'épilepsie. (figure 5.
  • La forme la plus connue de l’épilepsie est la crise généralisée ou "Grand Mal", qui est caractérisée par des décharges électriques qui concernent la quasi totalité des cellules nerveuses du cerveau. Ses manifestations sont une perte de connaissance, des contractions du corps, des convulsions, une respiration bruyante. (figure 3) Certaines crises peuvent être limitées à une perte de connaissance brève, on parle alors d'absences ou autrefois de "Petit Mal". (figure 4)
  • Les causes de l'épilepsie sont variables : dans 40 à 50% des cas, l'épilepsie est liée à une lésion cérébrale, dans 10 à 15%, l'épilepsie a une origine génétique, essentiellement chez les enfants. Dans 40% des cas, on a affaire à des épilepsies dont la cause reste indécelable ou inconnue.
  • L'épilepsie est le trouble neurologique le plus répandu. En Europe, il existe actuellement à peu près 6 millions de personnes souffrant d'épilepsie. En Suisse, environ 50.000 personnes sont concernées, dont 15.000 enfants. Ces chiffres risquent d'augmenter ces prochaines années à cause du vieillissement général de la population dans les pays développés car l'incidence de l'épilepsie augmente à partir de 65 ans. (figure 1)
  • Les médicaments antiépileptiques permettent d'éliminer, d'espacer ou d'atténuer les crises dans 80% des cas. Environ 20% des patients sont pharmacorésistants, c'est-à-dire que les médicaments ne les mettent pas à l'abri de crises répétitives. Certains d'entre eux peuvent éventuellement bénéficier d'une intervention chirurgicale.


     
   
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