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| EN QUELQUES MOTS
ET QUELQUES CHIFFRES |
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La crise d'épilepsie est le résultat de l'activation
brutale des cellules nerveuses du cerveau, les neurones. Schématiquement,
une crise d'épilepsie correspond à un
"court-circuit" des neurones. Les symptômes
observés sont fonction du siège de la décharge.
Ils peuvent être très variés d'un patient
à l'autre, c'est pourquoi on parle généralement
des épilepsies et non pas de l'épilepsie. (figure
5.
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La forme la plus connue de l’épilepsie est la
crise généralisée ou "Grand Mal",
qui est caractérisée par des décharges
électriques qui concernent la quasi totalité des
cellules nerveuses du cerveau. Ses manifestations sont
une perte de connaissance, des contractions du corps, des convulsions,
une respiration bruyante. (figure 3) Certaines crises peuvent
être limitées à une perte de connaissance
brève, on parle alors d'absences ou
autrefois de "Petit Mal". (figure 4)
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Les causes de l'épilepsie sont variables
: dans 40 à 50% des cas, l'épilepsie est liée
à une lésion cérébrale, dans 10
à 15%, l'épilepsie a une origine génétique,
essentiellement chez les enfants. Dans 40% des cas, on a affaire
à des épilepsies dont la cause reste indécelable
ou inconnue.
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L'épilepsie
est le trouble neurologique le plus répandu.
En Europe, il existe actuellement à peu près 6
millions de personnes souffrant d'épilepsie. En
Suisse, environ 50.000 personnes sont concernées, dont
15.000 enfants. Ces chiffres risquent d'augmenter ces
prochaines années à cause du vieillissement général
de la population dans les pays développés car
l'incidence de l'épilepsie augmente à
partir de 65 ans. (figure 1)
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Les médicaments antiépileptiques permettent
d'éliminer, d'espacer ou d'atténuer les crises
dans 80% des cas. Environ 20% des patients sont pharmacorésistants,
c'est-à-dire que les médicaments ne les mettent
pas à l'abri de crises répétitives. Certains
d'entre eux peuvent éventuellement bénéficier
d'une intervention chirurgicale.
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