|
Témoignages
diffusés pendant le débat
Premier
témoignage
Richard
Schenkel, 43 ans, peintre en bâtiment, Genève
C'est
arrivé en plein hiver, à l'aéroport. Cela m'a
pris tout d'un coup. C'était comme une force qui m'entraînait,
et à un moment donné, je ne pouvais plus rien contrôler.
Et puis, j'avais un tel besoin de m'asseoir, que je crois que j'ai
eu juste le temps de le faire et après j'ai perdu connaissance.
Je n'avais plus du tout conscience de ce qui m’entourait.
Au bout de quelques minutes - je pense que cela a dû durer
à peu près ce temps-là - tout à coup,
j'ai vu un tas de gens qui s'activaient autour de moi. Il y avait
un médecin-ambulancier, qui m'a tout de suite dit : "Surtout
Monsieur, restez calme, nous nous occupons de vous, vous venez d'avoir
une crise inaugurale d'épilepsie". Et moi j'ai dis :
"OK, mais est-ce que je vais mourir ? ". "Non, non,
on vous rassure, bien que cela ait touché le cerveau, vous
n'avez absolument rien à craindre. On va tout de suite vous
emmener à l'hôpital pour faire les premiers examens,
et puis vous aurez un suivi." Pour préciser, j'ai eu
une première crise qui était considérée
comme une crise "grand mal", autrement dit une crise avec
convulsion, où vous avez tous les membres qui se raidissent,
et qui partent un petit peu dans tous les sens. Et puis, c'est clair
que les gens qui sont autour de vous ne peuvent rien faire parce
que ça fait une telle décharge en vous. Ils sont très
impressionnés, surtout par rapport à la langue. Et
c'est vrai que parfois, certains malades peuvent l'avaler, et c'est
à ce moment-là que le risque d'étouffement
peut arriver, et évidemment, après c'est la mort,
hélas. Pour en revenir au médecin, il a estimé
qu'au bout de trois mois, s'il n'y avait pas de problèmes,
il n'y aurait pas de traitements à effectuer. Au bout d'un
mois, j'ai commencé à toucher du bois. Je n'avais
toujours pas eu de nouvelle crise. Mais, malheureusement, au bout
de la cinquième semaine, il y a eu un deuxième "grand
mal". C'est arrivé dans un centre commercial. J'étais
en compagnie de mon épouse, et j'ai eu, à nouveau,
les mêmes symptômes. C'est-à-dire, d'un coup,
en quelques secondes, j'ai senti de nouveau cette force. Mais, comme
on était en plein hiver, je me suis dit d'abord que c'était
dû au contraste entre le froid de l'extérieur et le
chaud de l'intérieur. Et puis, vous savez, on a quelques
fois des sentiments bizarres. Mais là, plus ça allait,
et moins je me sentais bien. A un moment donné, je n'ai plus
eu aucun contrôle sur moi-même, et à ce moment,
j'ai dit à mon épouse : "Il faut absolument que
je sorte dehors et que je m'assoie". Et je crois que j'ai eu
à peine le temps de m'asseoir, puis j'ai eu de nouveau des
convulsions, donc une nouvelle crise "grand mal". Et là,
mon épouse m'a vu. C'était pour elle un fait concret.
Et quand j'ai repris connaissance, paradoxalement, il y avait de
nouveau les mêmes ambulanciers qui s'étaient occupés
de moi lors de la première crise. Mais c'est clair que c'était
impressionnant, avant tout pour elle, parce que de voir son époux
pendant quatorze ans en bonne santé, et puis tout d'un coup,
de le voir malade, épileptique. Pour elle, cela a été
un choc. Pour moi, cela a été comme un coup de massue,
jusqu'à maintenant j'étais en pleine santé,
sans problèmes majeurs. Cela a été un coup
de massue. D'abord, il a fallu, par rapport à ce que j'étais
avant, que j'implique une chose nouvelle : cette maladie. Il a fallu
me dire, par rapport à mon CV intérieur : "Est
devenu épileptique à partir de février 2004".
Pour moi, à partir de là, il a fallu que je tente
d'accepter cette maladie. C'est vrai qu'au début, j'avais
du mal. Je me suis dit : "Ce n'est pas possible que je puisse
être épileptique". Et lorsque je suis retourné
voir le médecin, à ce moment-là, mon épouse
lui a posé la question : "Est-ce que vous considérez
maintenant mon mari comme étant épileptique ? "
Et c'est clair que là, le médecin a dit : "Oui,
alors maintenant oui." Alors, mon début de traitement
a commencé. On est parti avec différents médicaments
pour tenter de résorber cette maladie. Mon épouse
était aussi présente. Malheureusement, après
ces deux "grand mal", sont survenus ce que l'on appelle
des "petit mal", ou absences. Rien qu'au mois de mars,
j'ai eu cinq "petit mal". Ce sont des absences qui, en
principe, durent très peu de temps. Cela peut durer de deux
minutes à environ cinq ou six minutes. Vous êtes ailleurs.
Vous percevez un peu les sons, mais sans vraiment savoir ce qui
se passe. Vous êtes ailleurs, un peu comme lors d'un évanouissement.
Là, vous me parleriez, et moi je n'arriverais pas à
savoir ce que vous dites. Ce sont mes symptômes, mais il y
en a d'autres pour le "petit mal". C'est comme pour les
"grand mal", il n'y a pas une épilepsie, il y a
des épilepsies. Chaque épileptique a sa façon
de déclencher des crises. Chez moi, ces "petit mal",
c'étaient des absences. Là, il a fallu augmenter un
peu les doses de médicament. Et puis régulièrement,
j'ai eu en moyenne deux à trois "petit mal" par
mois. Il a fallu encore augmenter au fur et à mesure la posologie.
Bon, fort heureusement, cela va mieux apparemment. Là nous
sommes fin septembre, et durant le mois de septembre, je n'ai eu
pour l'instant aucune crise. Le but qui est recherché, c'est
de stabiliser cette maladie, de faire en sorte qu'il n'y ait plus
de problème. C'est clair qu'il faut du temps. Comme c'est
une maladie complexe, il faut trouver la bonne posologie et faire
en sorte que pendant au moins une année, voire même
deux ans, il n'y ait plus de problème au niveau d'un "grand
mal" ou d'un "petit mal".
Au
niveau de ma vie professionnelle tout a changé. Avant, j'étais
peintre en bâtiment, je travaillais dans un hôpital.
Et c'est un métier dangereux, comme d'autres métiers
qui sont considérés à risques. C'est vrai qu'on
ne peut plus grimper sur des échelles, ou même sur
des tabourets. En cas de chute, on peut imaginer les conséquences.
C'est donc un métier que je ne peux plus du tout exercer.
Mon médecin, de même que l'infirmière conseillère
en personnel, m'ont bien précisé qu'il fallait que
je fasse un deuil de cette profession. Et à partir de là,
qu'il fallait repartir sur des bases nouvelles, avec un autre métier.
Mais ce n'est pas évident. Cela veut dire que votre vie change
complètement, qu'il faut tirer un trait. On ne peut jamais
oublier, que ce soit pour la vie professionnelle ou pour la vie
privée, plus rien ne sera plus comme avant.
Deuxième
témoignage
Katia,
49 ans, mère de deux enfants, dont une fille de 21 ans qui
souffre d'épilepsie
Ma
fille avait, à ce moment-là huit ans, lorsqu'on a
découvert sa maladie par certains faits qui nous ont étonnés.
Au moment de son endormissement, elle nous parlait de choses étranges,
elle nous parlait de fantômes, elle nous disait se sentir
mal, et nous avions effectivement, avec mon mari, l'impression qu'elle
avait dans son regard quelque chose d'étonnant. Des pupilles
très dilatées. Et puis, parfois, lorsqu'elle jouait
avec son frère au football, je la voyais depuis la fenêtre,
comme statufiée. Elle ne bougeait plus, elle ne parlait plus.
J'allais bien sûr tout de suite la chercher, et je lui parlais.
Et étonnamment, elle me disait : "Je ne suis pas bien,
c'est bizarre" ou elle ne me répondait pas. Ce qui a
fait que nous avons pris contact avec le pédiatre, et de
fil en aiguille, le mot épilepsie a été dit,
clairement défini. Il est vrai que lorsqu'on vous annonce
une chose pareille, c'est un immense choc, c'est un bouleversement,
c'est beaucoup de confusion. Il y a d'abord l'incompréhension.
Mais pourquoi ? Le mot épilepsie, on le connaissait comme
tout un chacun, quelque chose de très impressionnant. Mais
chez notre fille, la forme était tout autre que celle que
l'on connaît : la personne qui tombe. Et pourquoi chez nous
? Alors que ni chez mes parents, ni du côté de mon
mari, ni du côté de nos grand-mères, tantes,
enfin aussi loin qu'on ait pu remonter, rien. Pas d'épilepsie.
Alors d'abord, c'est la révolte, c'est l'incompréhension,
et puis après, fatalement il faut passer par une période
où vous vous dites : "Bien, le diagnostic étant
posé, il va falloir changer et faire avec cela". Et
c'est sûr que votre vie va très vite changer parce
que vous vous concentrez sur le problème de santé
de votre fille, à faire tout ce qu'il faut pour l'épargner
ou pour faire en sorte qu'elle puisse vivre le plus normalement
possible. Et c'est vrai que les médecins étaient assez
confiants, en disant que l'épilepsie n'était pas trop
importante. On pensait que cela pouvait très bien s'arranger
avec les années. Pendant deux ans, le médicament qu'elle
a pris l'a relativement bien stabilisée. Et malheureusement,
à l'âge de dix ans, les choses se sont précipitées
dans, je dirais, quelque chose de plus désagréable,
parce que le médicament qu'elle prenait, ne la réglait
plus. Les crises ont augmenté, elles ont été
plus fréquentes. Et là a commencé tout un processus.
On a testé d'autres médicaments parce qu'elle était
devenue, dès l'âge de dix ans, ce que l'on appelle
pharmacorésistante. Et les médecins ont tout tenté.
Caroline, même si elle était petite, s'est prêtée
au jeu des nouveaux médicaments. Malheureusement, chaque
fois, c'était un échec. Soit le médicament
amplifiait le phénomène des crises, soit il y avait
une forte intolérance qui faisait dire au médecin
qu'on ne pouvait pas poursuivre. Et depuis cet âge-là,
malheureusement, elle est toujours pharmacorésistante. Donc,
elle n'est pas stabilisée, et on ne sait pas aujourd'hui
de quoi demain sera fait pour elle, comment cela va se passer. Il
y a malheureusement eu depuis trois ou quatre ans, une péjoration
de sa maladie. Elle a connu des crises généralisées.
Mais encore une fois, c'est le statu quo. On ne peut pas changer
son traitement, on ne peut pas l'augmenter, car il est déjà
à la limite du surdosage, et on ne peut pas le diminuer,
car cela aurait des conséquences qui sont néfastes
pour elle. Maintenant, elle doit faire avec, elle doit vivre avec.
Elle a des crises tous les jours. C'est clair que sa vie et son
quotidien sont passablement perturbés. Quand elle était
petite, on a réussi, si vous voulez, à faire en sorte
d'être beaucoup là, de beaucoup l'entourer, de prendre
certains coups à sa place. On a essayé de la protéger
le plus possible. Et puis, par la suite, seulement au moment de
son adolescence, certaines choses sont sorties. On lui a dit à
ce moment-là : "Eh bien, c'est dommage, peut-être
qu'il aurait fallu que l'on sache avant, on aurait peut-être
pu mieux t'aider à gérer certains problèmes
que tu as rencontrés par rapport à tes professeurs
et à tes camarades". Mais d'une manière générale,
nous avons eu la chance d'avoir des amis et une famille qui nous
ont soutenus et qui nous ont aidés. Cela, c'est clair, est
aussi un élément important. Mais il est vrai qu'il
y a eu des moments où il a fallu se battre pour ne pas laisser
tomber, pour ne pas baisser les bras et pour se dire que : "Non,
il faut aller de l'avant et on va essayer de tout faire pour lui
éviter le plus de mal possible, si je puis dire, par rapport
à l'entourage et par rapport à ce regard qui est porté
et qui n'est effectivement pas toujours très agréable
pour la personne qui souffre de cette maladie."
Témoignages
du public pendant le débat
Premier
témoignage : Ma maman a été épileptique
depuis l'âge de 8 ans jusqu'à l'âge de 35 ans.
Ensuite, elle a mis au monde mon frère. Et fini les crises!
Aujourd'hui, elle a 72 ans et plus de crises. Et jamais de médicament
parce qu'à l'époque on ne savait même pas ce
que c'était un médicament.
PJ
: Alors, ça c'est une expérience extraordinaire.
C'est vrai qu’il peut arriver, dans environ un tiers des cas,
que les crises disparaissent totalement après une grossesse.
Ce n'est vraiment pas négligeable.
Deuxième
témoignage : Je m'appelle Patricia. J'ai été
épileptique "grand mal" de l'âge de 9 ans
jusqu'à l'âge de 22 ans. A 22 ans, j'en ai eu un peu
marre d'être un rat de laboratoire et je me suis tournée
vers la médecine parallèle, plus précisément
vers la réflexologie. Et je suis maman. J'ai eu un petit
garçon à l'âge de 37 ans. Et depuis 23 ans,
je n'ai plus fait de crises d'épilepsie. Et je peux dire
que c'est surtout grâce à la médecine parallèle.
Troisième
témoignage : Je voulais juste dire que cela fait
depuis le mois de juillet que je ne fais plus de crises d'épilepsie,
suite à une opération qui a eu lieu justement au mois
de juillet. Cela fait quatre mois que je revis, que je renais. Je
recommence une nouvelle vie après vingt ans de galère.
Je renais totalement. J'ai envie d'entamer une nouvelle vie et puis
de recommencer à travailler. Tout quoi, je recommence.
Quatrième
témoignage : Je m'appelle Aurélien. J'ai
été opéré il y a bientôt 10 ans.
En 1995, j'étais un des premiers à me faire opérer
en Suisse. Comme Monsieur, je revis complètement depuis dix
ans. J'ai un appartement, j'ai un boulot.
Témoignage
posté sur le site internet - 31.03.2005
J'ai
16 ans et je suis la soeur de Marie, elle a 18 ans et est atteinte
de cette maladie, depuis maintenant 14ans! Sa maladie a elle, est
classée sévère, ce qui veut dire que peu de
médicaments sont envisageables pour la soigner! C'est pour
cela que je suis sensible à cette maladie que peu de monde
connait et est dite oubliée!! En tout cas son handicap m'a
donné la chance de voir les personnes handicapées
comme des personnes à part entière et surtout je n'ai
pas de préjugés!! Elle m'appporte beaucoup!
Témoignage
posté sur le site internet - 26.10.2005
Bonjour
tout le monde. Je suis un épileptique depuis l'âge
de 6 ans, des crises partielles avec sensation de peur, l'envie
de dormir, des fois associé avec le grand mal (picotement,
fourmillement, perte de salive, tout ça, je reste toujours
conscient. C'est rare de faire des crises que lorsque je me néglige
à ne pas prendre le traitement (Gardenal + Tegretol que le
soir). Le plus grand problème chez nous, c'est qu'on est
mal vu chez nous. Alors je souhaitais faire des contacts avec des
épileptiques. Merci.
Vous
pouvez me contacter par l'intermédiaire du
forum@jeantet.ch
Témoignage
posté sur le site internet - 14.01.2006
Ma
première crise d'épilepsie s'est passée pendant
le sommeil, j'avais presque 25 ans . Je terminais mon projet de
fin d'études d'ingénieur. Cette nuit je m'étais
couché très tard. Tout ce que je sais , c'est que
j'étais si saturé par le travail qu'il me semblait
que "je pénétrais mon cerveau par la pensée.
L’état de saturation faisait que je ressentais le moindre
bruit ou geste émis par mon collègue de travail. Je
n'avais rien compris à cet état de ma personne. Ce
n'est que plus tard que j'ai commencé à comprendre
que mentalement j'avais atteint un stade de fragilité terrible.
Après mon réveil le matin, je ne savais pas du tout
que j'avais fais une crise d\'épilepsie la nuit. J'avais
juste constaté une morsure sur la langue. Fort de mon ignorance
sur ce type de mal, je n'avais même pas consulté de
médecin. Plus rien pendant une année exactement, puis
une deuxième crise , nocturne toujours, m'est arrivée.
Ce n'est qu’à ce moment que j'ai consulté un
médecin .J'ai été placé sous Gardenal.
Mon mal a été stabilisé aussitôt. Apres
une dizaine d'années, mon médecin m'avait diminué
la posologie de Gardenal. J'ai tenu le coup sans crise pendant presque
une année, jusqu'au jour où le mal m'est revenu un
matin ( Est ce que je n'étais pas dans le mal pendant la
nuit???).J'ai vécu consciemment la crise d\épilepsie
pendant toute la journée. Toute la partie gauche de mon corps
était traversée par un décharge électrique
continue. Mon médecin traitant m'avait expliqué que
je souffrais d'une épilepsie temporale gauche et qu'elle
se déversait donc sur mon bras et ma jambe gauches, surtout
ma jambe gauche. J'ai été remis à la posologie
initiale. Et depuis, voila quinze ans de cela le mal a disparu.
Mon médecin pense que je dois prendre le traitement à
vie. J'ai bien sûr à plusieurs reprises fais des EEG
sous Gardenal , rien d'anormal n'est signalé. Le problème
avec le Gardenal est que j'ai ressenti une baisse dans mes capacités
mnésiques. Mais que faire. Sinon j'ai réussi mon mariage
.J'ai une femme qui a compris très bien ce type de mal,et
nous avons des enfants. Je dirais à toutes les personnes
qui souffrent de l'épilepsie que l'important est d'arrêter
les crises , sinon , le reste dépend de l' entourage pour
vivre tout à fait normalement et heureux.
Témoignage
posté sur le site internet - 17.07.2006
Ma
fille a eu sa première convulsion à 3 mois, un bébé
encore et elle a convulsé 1 fois par semaine. Au bout de
la 3ème, elle a été sous dépakine. Pas
d’amélioration. 3 mois après sous urbanyl, toujours
rien. Elle avait des crises d’épilepsie qui durait
2 heures jusqu’à être en réanimation.
A 1 an et demi, 3ème médicament, diacomit. Puis à
4 ans, Epitomax. Elle a l’épilepsie sévère
du nourrisson pharmaco résistant. Aujourd’hui, elle
a bientôt 7 ans. Elle a toujours 1 crise par semaine. Alors
bonjour le cerveau. Trouble du comportement, du langage, de l’équilibre...
Elle ne suit pas à l’école, n’arrive pas
à parler. Elle a une AVS. Elle ira en IME. C’est très,
très dur dans la vie de tous les jours, tout le temps se
dire qu’elle va avoir une crise, car ses crises durent environ
une dizaine de minutes. Même avec du valium, elle est souvent
en état de mal épileptique. Cela dure depuis six ans
et demi, et d’après le pédiatre ! elle l’aurait
à vie. Voilà le résultat de l’épilepsie
qui arrive si tôt, mais la vie est belle....
Témoignage
posté sur le site internet - 19.08.2006
Cela
fait 27ans que je suis épileptique,au début ça
ne me dérangeait pas,c'était le soir que les crises
venaient juste avant de dormir, donc ni mes parents ni moi n y prêtions
attention.Puis a l'adolescence ça arrivait plus souvent,
cela devenait plus gênant. Nous sommes allés voir un
neurologue, mais RIEN. Les EEG normaux! Mais la mise en place de
différents traitements. Puis il y a 3 ans, ENFIN une crise
enregistrée sous vidéo et EEG, puis la décision
d'opérer. En janvier 2006, j'ai fait une implantation d'électrodes
pronfondes (SEEG) et cela a réduit de 60% mes crises et en
septembre 2006 on me fait l'ablation de la zone épileptique
qui j'espère me conduira vers une guérison complète.
Mais a force de vivre avec l'EPILEPSIE, on finit par en parler autour
de soi avec beaucoup de dérision. C'est le meilleur remède
pour se protéger et la combattre un peu.
Vous
pouvez me contacter par l'intermédiaire du
forum@jeantet.ch
Témoignage
posté sur le site internet - 29.09.2006
Salut.
Je m'appelle Amélie, j'ai 18 ans et je souffre aussi de crise
d'épilepsie depuis l'âge de 10 mois. Cela m'a carrément
bouleversée et vraiment c'est très dangereux d'avoir
ce genre de chose. J'évite de m'exposer trop à la
lumière, d'être trop longtemps sur le PC ou de regarder
la télé ! Je suis franchement démoralisée
et je n'en peux plus de cette vie. Bon courage à vous.
Vous
pouvez me contacter par l'intermédiaire du
forum@jeantet.ch
Témoignage
posté sur le site internet - 22.02.2007
Je
suis maman d'une petite fille de huit ans qui est épileptique
depuis sa naissance. De 30 crises par an, elle est passée
entre 12 et 15 crises depuis qu'elle est sous Diacomit, Epitomax
et Urbanyl. Ce n'est pas le paradis mais c'est mieux. Léonie
va dans un centre la semaine car elle a un gros retard de langage
et de comportement. Les neuropédiatres disent qu'elle a une
epilepsie pharmaco résistante et ils ne sont pas pour l'opération
car elle mélange les crises. Bref, son père, son frère,
sa soeur et moi-même, nous l'entourons beaucoup d'amour qu'elle
nous rend bien.
Témoignage
posté sur le site internet - 25.02.2007
J'ai
un fils de 8 ans. Il est atteint de ce qu'on dit petit mal (d'après
le dire de son neurologue) depuis l'âge de 3ans. A l'époque,
pendant la nuit, il commençait à bouger sa main droite,
avait un regard fixe, et commençait à sourir tendrement.
On l'a traité à l'aide de Rivotril, Tégretol
et Depakine. Avant la prise de ces médicaments, nous avons
fait des EEG plusieurs fois (pas beaucoup de chose à préciser
que des hypersensibilités). Nous avons fait des scanners;
négatif. Dès qu'il a pris ces médicaments,
les phénomènes ne se présentaient plus; Dieu
Merci ! Après 5 ans de traitement, son médecin nous
a proposé d'arrêter d'abord le Rivotril, et puis, après
un an le Tégretol. Et il continue tout simplement avec le
Depakine, et nous sommes toujours en attente d'un résultat.
Je veux préciser qu'il continue ses études: il est
en classe de CP2 ou dixième, il pratique le judo (il est
ceinture jaune). Le seul problème est qu'il manque de concentration
dans ce qu'il fait, dans les études et le judo. Je précise
aussi qu'il s'est présenté en position de siège
à sa naissance et nous pensons que le retard de naissance
a pu provoqué sa maladie par manque d'oxygène à
la naissance. Notre seul souci aussi c'est l'avenir de notre cher
enfant et nous les parents vous souhaitons bonne chance et bon courage
à ceux qui ont le même problème que nous. Merci.
Vous
pouvez me contacter par l'intermédiaire du
forum@jeantet.ch
|