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TRAITEMENTS
1.
Quels sont les médicaments efficaces ?
2.
L’abus de médicaments peut-il favoriser le déclenchement
de la fibromyalgie ?
3. Quels sont les risques des injections de cortisone ?
4. Que peut-on espérer de l’acupuncture
?
5. Rester en mouvement est-ce important ?
6. Quelles sont les offres de piscine chaude à
Genève ?
7. Que peut apporter l’Art-thérapie aux
patients ?
8. Quand on a tout essayé pour lutter contre
la douleur, les antidépresseurs et l’exercice, que
peut-on faire ?
9. Quels sont les résultats de l'étude
sur la fibromyalgie qui a eu lieu il y a quelques années
à Beau-Séjour ?
10 .Que sont devenus les groupes de patients de l'Hôpital
Cantonal, qui permettaient aux malades d’extérioriser
ce qu'ils ressentent ?
11. Est-ce qu'un jour on arrivera à trouver
une solution pour pouvoir s'en sortir ?

Question
: Quels sont les médicaments efficaces ?
TV : Comme
on n'a pas quelque chose de très précis à traiter,
comme on l'a déjà dit, on n'a pas de médicaments
contre la fatigue. La douleur, comme il y a de multiples circuits,
cela veut dire que tous les médicaments marchent un certain
temps, et après, ils perdent leur efficacité. Si vous
prenez des antalgiques, du paracétamol, ou des anti-inflammatoires,
ça marche de temps en temps si on ne les prend pas tout le
temps… En plus, les anti-inflammatoires ont pas mal d'effets
secondaires, et les malades avec fibromyalgie sont très sensibles
à ce genre de sensations. Alors ça marche très
mal.
Il y a aussi les anti-dépresseurs qui agissent sur les substances
qui assurent la transmission entre cellules dans le cerveau. Et
là, il y a des cheminements qui sont analogues pour la douleur
et pour la dépression. Et on s'est aperçu que les
anti-dépresseurs, surtout une certaine classe, élevaient
simultanément le seuil de la douleur. Ça veut dire
qu'à la place de dire tout de suite "Aïe !",
il faut pincer plus fort pour qu’il y ait une réaction…
Et ça c'est quelque chose qui est très utile pour
la fibromyalgie. Maintenant, ces anti-dépresseurs ont beaucoup
d'effets secondaires, donc les gens ne veulent pas les prendre En
plus, les malades disent "Je ne suis pas fou", on connaît
ça. Les gens ne les veulent pas. On a la bouche sèche,
et il y a d'autres effets secondaires, mais le corps s'habitue.
Dans mon service on donnait aux malades une bouteille avec des gouttes
d'anti-dépresseur. Et pour avoir la dose efficace, il fallait
prendre 50 gouttes. On disait aux malades de commencer avec trois
gouttes. Et si cela allait bien, ils pouvaient augmenter. Je leur
expliquais que parfois ça prenait 6 mois pour arriver aux
50 gouttes. Chez les malades qui suivaient ça, ça
marchait très bien. Mais il y avait des malades qui avaient
déjà des effets secondaires avec 3 gouttes. L'avantage
de ce genre de système, c'est que la personne qui souffre
est responsable. C'est elle qui décide quand elle peut prendre
ses médicaments. Et pour les antalgiques, c'est la même
chose. Je leur disais toujours : "Ne les prenez pas tous les
jours, mais si vous voulez sortir un soir, prenez-en trois, comme
ça, ça aide". Mais si vous les prenez tous les
jours, après 3 jours l'effet est fini. Et c'est ce genre
d'approche qu'il faut choisir, plus tout le reste : soutien, les
groupes d'entraide, etc.
Question : L’abus de médicaments
peut-il favoriser le déclenchement de la fibromyalgie ?
MCB : J'ai lu dans diverses parutions sur la fibromyalgie que le
fait de prendre trop de médicaments contre les douleurs,
par exemple, pouvait augmenter le seuil d'intolérance à
la douleur.
TV : Il n'y a pas de médicament spécifique, mis à
part peut-être les anti-dépresseurs tricycliques, qui
modifient la maladie de 10 à 20%. Maintenant, il y a des
médicaments qui peuvent induire des douleurs, qui peuvent
donner des myalgies, etc. Mais ça, ce n'est pas de la fibromyalgie,
ce sont des effets secondaires dus aux médicaments. Moi,
je conseille toujours aux malades de prendre le moins de médicaments
possible, et de ne pas suivre les conseils des autres qui vous disent
de prendre cette herbe ou ceci. Même avec la médecine
chinoise. Malheureusement, il y a des escrocs partout. Dans ma carrière,
j'ai vu au moins 5 fois des médicaments chinois qui étaient
pleins de cortisone. Et c'est la pire des choses qu'on puisse donner
contre une fibromyalgie. Ne croyez pas tout ce qu'on vous dit.
Question : Quels sont les risques des injections
de cortisone ?
TV : Pour
la fibromyalgie on ne donne pas de cortisone. Maintenant, vous savez,
un des noms de la fibromyalgie c'était le rhumatisme abarticulaire.
A la place d'être un rhumatisme abarticulaire isolé
(dans une épaule ou dans un coude, comme chez les joueurs
de tennis ou les bricoleurs du dimanche), c'est partout. Maintenant,
si quelqu'un commence une fibromyalgie et a une douleur à
l'épaule, les douleurs à l'épaule sont extrêmement
fréquentes, une injection locale peut faire des miracles.
Mais ce n'est pas un traitement. Quand on sait qu'il s'agit d'une
fibromyalgie, on ne le fait plus. Maintenant, il est encore possible
que quelqu'un qui souffre de fibromyalgie puisse avoir aussi une
hernie discale ou quelque chose d'autre. Ce n'est pas du tout exclu.

Question : Que peut-on espérer de
l’acupuncture ?
TV : Nous
avons fait une étude avec le docteur DELUZE sur l'acupuncture.
Nous avons remarqué qu’elle avait un effet à
court terme. De plus, il y a des gens qui répondent, et d’autres
qui ne répondent pas. Donc, on peut essayer. Et si ça
marche, on peut périodiquement aller chez l'acupuncteur.
Ce n'est pas une règle générale, mais il faut
l'essayer. Chacun doit trouver. Et c'est pour ça que les
groupes d'entraide sont extrêmement utiles parce que vous
rencontrez des gens qui vivent la même chose. Et ils peuvent
vous parler de leurs expériences, ils peuvent aussi vous
faire patienter. Il n'y a pas de miracle d'un jour à l'autre.
Et le miracle d'un jour à l'autre est en général
faux.
Question : Rester en mouvement est-ce important
?
TV : Bien sûr que le mouvement est important. C'est un des
grands problèmes quand on a une fibromyalgie : de temps en
temps on peut bouger, on peut faire une promenade, et après
on a mal, et de temps en temps on a moins mal. Donc c'est horrible.
Le mouvement, tout ce qui passe par le corps est important. Le mouvement
actif, en piscine par exemple, en piscine chauffée qui détend
l'esprit, la tête aussi, c'est extrêmement important.
Il y a beaucoup de malades qui n'arrivent plus à faire quoi
que ce soit. Et la seule chose qui améliore un peu les douleurs,
et cela a été démontré récemment,
c'est la pratique suivie d'exercices. Pourtant c'est extrêmement
difficile à faire parce qu'on a mal après. Les physiothérapeutes
ont l'habitude des gens qui veulent s'entraîner. Mais toutes
ces habitudes, ils doivent les oublier. Il faut aller tout doucement
avec ces malades, prendre trois fois plus de temps, faire des compromis.
Mais si on arrive à s'entraîner, un peu comme un athlète
si vous voulez, mais de manière très lente et très
modeste, ça peut améliorer les douleurs.
JLA : Il m'est revenu une étude très, très
intéressante : des Hollandais ont pu démontrer que,
quand ils faisaient faire des efforts physiques aux malades sur
des machines comme dans les fitness, l'intensité de la douleur
bien sûr régulait le mouvement, et en particulier la
durée du mouvement possible, mais que la peur d'avoir mal
était quelque chose d'extrêmement important. La peur
de se bouger dans la diminution de l'activité, il fallait
vraiment prendre ça en compte, parce que ça diminuait
encore plus la possibilité de continuer. C’est peut-être
comme quand on a peur dans un tunnel on se raidit et donc on a encore
plus mal, ou on s'arrête, on évite. Je crois que ça
peut être un peu prometteur pour la thérapie.
TV : Il y a des équipes de physiothérapeutes maintenant
qui ont appris ça. On sait que ce n'est pas la même
chose, que c'est utile, mais qu’il faut y aller tranquillement.
Alors bien sûr cela peut passer par la danse ou n'importe
quoi d’autre.
Question : Quelles sont les offres de piscine
chaude à Genève ?
Réponse public : Je vais me présenter : je m'appelle
Madame EPINEY et je suis responsable de l'Association suisse des
fibromyalgiques à Genève. Alors effectivement, pour
les piscines on est très bien servi à Genève,
parce que la Ligue contre les rhumatismes organise des cours. L'Hôpital
cantonal le fait aussi. D'ailleurs dans notre programme, il y a
le cours Aqua-FM où nous allons. Et maintenant l'Association
organise aussi un cours de piscine avec un physiothérapeute
spécifique pour les fibromyalgiques.
Question
: Que peut apporter l’Art-thérapie aux patients ?
MC : L'art-thérapie s'adresse en général à
des personnes qui ont plutôt des difficultés à
exprimer leurs souffrances sur le mode verbal, qui n'ont pas les
mots pour le dire, ou d'autres qui ont peut-être trop de mots
et les mots se heurtent, et donc ont des difficultés à
s'exprimer en langage verbal. En travaillant sur un processus de
création, la personne ne sera pas obligée de verbaliser,
ne sera pas obligée de nommer, en tout cas pas tout de suite.
Et le thérapeute ou l'accompagnant peut suivre en fait l'évolution
de la personne par la symbolique qui est développée
dans les créations. Et il arrive toujours, à un moment
donné, où le réel va rejoindre l'imaginaire,
et l'imaginaire, le réel, et c'est ce qu'on appelle des prises
de conscience. Et là, l'art-thérapeute, comme tout
thérapeute classique, est à l'écoute du patient.
SR : Quels genres de création ?
MCB : Il y a le domaine des arts plastiques : dessin, peinture.
Sans compter que la focalisation de l'esprit sur l'acte créateur
en lui-même permet déjà de rompre un peu la
crispation des douleurs. C'est un peu le principe de l'hypnose ou
d'une hypnose légère : si l'esprit est focalisé
sur quelque chose, on oublie un peu le reste. Mais ça, c'est
assez accessoire quand même.
Mais aussi j'ai innové un peu en créant un groupe
qui s'appelle "Le corps en jeu" qui est de la danse. Et
je me suis dit que c’était bien, pour les personnes
atteintes de fibromyalgie, où le mouvement est nécessaire
pour ne pas perdre une certaine mobilité, d'allier un côté
physique avec un côté un peu plus ludique, ou qui semble
ludique. Mais le geste qu'on va faire et que l'on pressent dans
ce corps qui est malade, il est généralement étudié.
Il vient lentement, il vient parfois difficilement. Et tout à
coup il arrive, il est là, et la personne se dit "J'arrive,
je peux !", et c'est un sourire qui naît, c'est un regard
qui s'allume. Pour l'observateur, l'observatrice que je suis, cela
me permet, le cas échéant, de voir quels sont les
blocages qu'il peut y avoir au niveau physique, qui ne sont pas
toujours dus non plus à la douleur. On arrive aussi à
faire un travail, à élaborer un parcours avec la personne.
Question : Quand on a tout essayé pour
lutter contre la douleur, les antidépresseurs et l’exercice,
que peut-on faire ?
TV : C'est là le problème : l'exercice améliore,
mais les gens ne supportent pas l'exercice parce que ça fait
mal. Il faut trouver l'équilibre entre l'activité
et le repos. Et chacun doit trouver ça. En période
de crise, vous pouvez faire moins, mais dès que ça
va un peu mieux, il faut reprendre un peu plus.
MCB : Par rapport à l'effort qui doit être fourni ou
mesuré dans mes groupes de personnes atteintes de douleurs
chroniques, les gens tiennent un journal des douleurs. Et dans ce
journal des douleurs, il y a bien sûr la colonne où
l'on quantifie la douleur de 1 à 10, mais ce n'est vraiment
pas la chose la plus importante. Ensuite, il y a une colonne pour
l'origine de la douleur. Est-ce que j'ai fait des mouvements répétitifs
aujourd'hui ? Est-ce que je n'ai pas un peu surmené mon corps
par ci ou par ça ? Par exemple, j'ai une dame qui, systématiquement,
disait "J'ai toujours mal à la tête, mal à
la nuque le vendredi". Et en tenant ce journal des douleurs,
elle avait remarqué que le jour précédent,
c'était le jour où elle faisait toujours les commissions
pour la semaine, et qu'elle traînait des charges pas possibles.
Donc, on a pu éliminer et répartir ces charges un
petit peu sur tous les jours. Ensuite, il y a une troisième
colonne : qu'est ce que je fais pour remédier à cette
douleur ? Qu'est-ce que j'entreprends ? Est-ce que je me repose
? Est-ce que je fais une relaxation ? Est-ce qu'au contraire je
vais faire une marche ou une visualisation ou une sophrologie ?
Enfin, il y a toutes sortes de choses possibles, de thérapies
possibles. Et, à la dernière catégorie : est-ce
que ça a fonctionné ? Est-ce que ça m'a apporté
quelque chose ? Ai-je eu la réduction des douleurs plus ou
moins escomptée ? Et si ce journal peut paraître fastidieux
au départ, au bout de 6 mois, je peux vous assurer qu'on
peut avoir une vue d'ensemble et avoir à sa disposition l'éventail
ou peut-être les thérapies qui nous aident au moment
où il le faut. Et elle sera individuelle, parce que ce qui
va aider Madame n'aidera pas Monsieur. Donc c'est très important
: et avec un journal, on arrive.
Mais il faut, le Professeur VISCHER l'a dit, que ce soit sur une
longue durée. Il est sûr que moi, quand j'ai réappris
(parce que j'ai eu une période de douleurs chroniques aussi),
quand j'ai réappris à marcher, je n'ai pas pu marcher
tout de suite 6 ou 7 kilomètres. Alors j'ai commencé
à marcher vite 3 fois 5 minutes par jour pendant 1 semaine.
Puis ensuite, la deuxième semaine 7 minutes, 10 minutes,
15 minutes. Et puis, petit à petit, on peut recouvrer une
certaine endurance. Parce que si on ne fait plus rien, le système
cardio-vasculaire aussi manque d’entraînement. Quelqu’un
qui reprendra des activités physiques au bout de 3 ou 6 mois
après avoir arrêté de faire du sport, aura des
courbatures. Fibromyalgique ou pas fibromyalgique. Donc je trouve
que c'est important aussi de pouvoir un petit peu se dire "J'essaye
de supporter", mais de ne pas aller trop loin au point de ne
plus pouvoir bouger du tout. Se dire "OK, maintenant j'ai un
peu mal, mais pendant une semaine, je ne ferai pas plus que ça".
Et ne pas introduire, comme parfois certains de mes patients, 2
ou 3 ou 4 thérapies en même temps. Parce qu'on ne peut
plus savoir laquelle est bénéfique et laquelle ne
l'est pas. Donc une chose après l'autre, et je pense, enfin
c'est un avis que j'ai pu avoir avec les gens qui viennent me consulter
et qui font donc des thérapies dans mon atelier, qu'il faut
en moyenne 2 ans pour se remettre dans une condition physique qui
est acceptable et qui permette d'avoir de nouveau ce qu'on appelle
une qualité de vie, une joie de vivre, tout en ayant certaines
restrictions, et sachant que, eh bien, ma foi, je ne ferai peut-être
plus de tennis, mais je ferai peut-être autre chose à
la place qui m'apporte autant de plaisir.
Question : Quels sont les résultats
de l'étude sur la fibromyalgie qui a eu lieu il y a quelques
années à Beau-Séjour ?
TV : En
deux mots, on a pu mieux élaborer le problème de la
physiopathologie de la maladie. On a pu montrer une sensibilisation
des circuits de la douleur, qui déchargent, et qui "font"
de la douleur spontanément. Ça c'est le côté
physiologique. On a pu démontrer aussi que les malades qui
suivaient le programme, qui incluait des séances de discussion
avec la famille ou les proches, cela améliorait clairement
leur qualité de vie, et que ça tenait 6 mois.
Question : Que sont devenus les groupes de
patients de l'Hôpital Cantonal, qui permettaient aux malades
d’extérioriser ce qu'ils ressentent ?
JLA : Les groupes continuent, mais c'est toujours les limites du
système : c'est 8 séances, et puis voilà. Et
puis après, on essaye de voir les gens après 6 mois
ou 1 an, et puis ensuite il y a des suivis après 2 ans ou
3 ans avec Madame PIGUET en particulier, qui s'en occupe et qui
est responsable. Et il y a des gens, je peux vous dire, qui vont
bien après 2 ans parce qu'ils ont appris quelque chose, des
gens qui vont plus ou moins bien, et des gens qui disent que ça
n'a servi à rien, si je peux résumer. Donc, c'est
à large spectre. Mais c'est vrai que c'est des groupes de
paroles, et les gens qui, au bout d'un an, disaient "C'est
toujours utile, même si c'est pas génial", ça
tient plus longtemps. C'est après une année qu'on
peut décider. Et puis les résultats sont principalement
liés à la relation avec autrui, c'est-à-dire
que ça s'est arrangé avec les gens précieux,
avec l'entourage. Et c'est resté assez dramatique quand les
gens n'avaient personne à qui parler, et qu'ils étaient
seuls. Ils n'avaient que les soignants à qui parlert.
Question
: Est-ce qu'un jour on arrivera à trouver une solution pour
pouvoir s'en sortir ?
TV : Je pense que c'est possible. Il faut garder espoir. Pour beaucoup
de maladies, on a trouvé. Prenons l'ulcère de l'estomac
qui était une maladie dite psychosomatique il y a 30 ans.
Maintenant on a trouvé quelque chose, une bactérie
responsable, et on donne des antibiotiques et ils sont guérissables.
Donc, pour la fibromyalgie, les études vont certainement
prendre 10 ou 20 ans. Mais, moi, j'ai tout à fait l'espoir,
quand on connaîtra mieux la physiologie du cerveau, les cheminements
de la douleur, etc. Je suis assez convaincu qu'on va trouver. Mais
ce n'est pas pour demain.
Maintenant, il y a juste une remarque en général.
La fibromyalgie n'est pas une maladie létale, ce n'est pas
un cancer. C'est une maladie qui vous empoisonne la vie, mais la
plupart des gens trouvent un cheminement après un certain
temps, quand ils ont intégré leur maladie à
la vie. Et dans mon expérience, c'est là que les associations,
les groupes de soutien ont un immense rôle à jouer.
Je pense que chez la plupart des gens, la qualité de vie
s'améliore avec le temps. De plus il y a des fibromyalgies
qui viennent et qui partent. Il n'est pas dit, une fois que le diagnostic
a été posé, qu'on va en souffrir jusqu'à
sa mort. En général, on parle beaucoup moins de fibromyalgie
chez les personnes du troisième âge. Je crois que c'est
un fait. Donc c'est quelque chose qui s'améliore avec le
temps.
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