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Témoignages
diffusés pendant le débat
Premier
témoignage
Alfred
Donath, 73 ans, professeur honoraire de médecine nucléaire
de l’université de Genève
J’étais
à l’hôpital pour une intervention chirurgicale.
Je suis entré la veille de l’opération et c’est
à ce moment-là, parmi les examens pré-opératoires
auxquels on procède toujours, qu’on a mesuré
ma tension et qu’on l’a trouvée un peu élevée.
Le médecin qui l’a mesurée a demandé
une consultation au service spécialisé de l’hôpital.
La personne qui dirige ce service est venue et elle a contrôlé
à nouveau ma tension. Puis elle m’a posé un
certain nombre de questions sur la façon dont j’avais
éventuellement ressenti les effets d’une hypertension
Mais je ne ressentais rien. Cela a été une grande
surprise. Il faut dire que je n’avais pas fait mesurer ma
tension depuis au moins une dizaine d’années. C’était
à l’occasion d’une autre intervention après
une fracture qu’on m’avait mesuré la tension
à l’hôpital, mais personne ne m’avait jamais
rien dit. Et c’est à peine si je connaissais personnellement
les chiffres de ma tension.
SR:
Quand on vous a donné les chiffres, vous ont-ils paru élevés
?
J’ai
fait des études de médecine, donc on m’avait
enseigné que la tension, le premier chiffre qui est la tension
systolique, c’était cent plus l’âge. Mon
chiffre tournait autour de ça, il était à peine
un tout petit peu plus élevé. Mais je ne pensais pas
que ce serait qualifié comme une hypertension. J’avais
180 sur 80 à peu près et l’anesthésiste
m’a dit : « C’est quand même un tout petit
peu élevé, il faut quand même essayer de la
baisser ». Alors j’ai reçu des médicaments
à ce moment-là, des médicaments qui agissent
rapidement et qui ont fait baisser ma tension pour qu’elle
soit normale au moment de l’intervention le lendemain Par
la suite il y a eu une anamnèse. C'est-à-dire qu’on
m’a demandé si éventuellement j’avais
remarqué des signes quelconques, ce qui n’était
pas le cas. On m’a posé des questions sur mes habitudes
de vie aussi. Or, je vais avoir 73 ans, je suis à la retraite
depuis huit ans et depuis je fais passablement de sport. Mon sport
favori, c’est le tennis. J’en fais été
comme hiver entre cinq et six heures par semaine, sans ressentir
de problèmes d’essoufflement ou quoi que ce soit. Le
médecin m’a aussi pesé et il a trouvé
que j’étais peut-être un peu limite et qu’il
vaudrait peut-être mieux perdre quelques kilos. Il m’a
donné quelques conseils, pas une diète mais quelques
conseils, comme manger davantage de fruits et de légumes.
Mais pas une diète très stricte pour me faire perdre
du poids. Ce médecin pensait qu’avec le sport et tout,
cela devrait suffire pour me faire perdre un peu de poids. Je n’en
ai pas perdu beaucoup depuis. Cela n’a pas changé grand-chose.
Alors le médecin a pensé qu’il fallait que je
prenne des médicaments. Il a fallu d’abord trouver
le bon dosage, et on a commencé par un dosage relativement
bas. Le médecin m’a aussi dit qu’il fallait acquérir
un appareil pour mesurer ma pression moi-même. Ce que j’ai
fait. Au début, je devais la mesurer à heures fixes,
trois fois par jour. Et puis, quand je suis retourné voir
le médecin quinze jours plus tard, il n’était
pas très satisfait parce qu’elle n’avait pas
bougé. Alors, on a augmenté le dosage et j’ai
continué à mesurer ma pression régulièrement.
Et puis, une fois qu’on a trouvé le dosage qui me convenait,
il y a eu effectivement une baisse de ces quelque vingt millimètres
de mercure, une stabilisation aussi. A ce moment-là, j’ai
commencé à la prendre beaucoup moins régulièrement.
Enfin pas de moi-même, c’était avec l’accord
du médecin. Je ne l’a prenais plus qu’une fois
par jour, puis une fois par semaine. Et c’est à peu
près ce que je fais encore maintenant. Mais ce n’est
plus à des moments fixes. C’est quand j’y pense,
que je prends ce petit appareil qui est extrêmement simple
et qui donne des chiffres que j’inscris sur une feuille que
je montre à mon médecin lorsque je vais le voir. Mais
je ne le vois plus qu’une fois tous les trois mois, à
peu près. .
Deuxième
témoignage
Claude,
50 ans, responsable du personnel dans une compagnie d’assurance,
Genève
On
a découvert mon hypertension, je dirais une hypertension
grave, au moment d’un examen pour un petit bobo, dans une
clinique. J’y allais pour un petit accident et puis à
ce moment-là, on ne s’occupe pas de mon accident. On
s’occupe d’autre chose. Et on ne me dit pas quoi. Il
y a tout d’un coup un moment d’affolement des médecins.
Il y a eu une première infirmière qui est venue et
qui m’a pris la tension comme on le fait à tout le
monde. Puis une autre collègue est arrivée pour prendre
de nouveau ma tension. On m’a demandé de ne pas me
lever, on m’a demandé si je me sentais bien, si je
n’avais pas de malaises, si je ne voyais pas des étoiles,
si je n’avais pas mal à la tête. Et heureusement,
je n’avais rien. Finalement un médecin qui m’a
posé encore plein de questions et qui m’a annoncé
à ce moment-là que j’avais une très grosse
hypertension. J’avais en effet 23 et demi sur 15 et demi.
Alors c’est vrai que mon petit accident était mis de
côté. J’ai donc pris contact avec mon médecin
de famille dès le lendemain. Et puis on a commencé
à essayer de traiter mon grave problème d’hypertension.
Du côté de l’hygiène de vie, il n’y
avait pas grand-chose à faire puisque je n’ai pas de
problème de poids, je ne fume pas, je ne me drogue pas non
plus et je ne suis pas alcoolique. Je faisais un peu de sport, mais,
peut-être à l’époque, pas énormément.
Mais j’en faisais quand même un peu. Alors, il a fallu
faire des traitements par des médicaments. Et là les
problèmes ont commencé. J’ai eu beaucoup de
contre-indications à ces médicaments. Je faisais des
allergies, j’avais des problèmes de démangeaisons
qui étaient graves et pénibles, des démangeaisons
qui m’empêchaient de dormir. On ne peut pas rester des
nuits sans dormir à se gratter jusqu’au sang. Et puis
j’ai eu des problèmes d’élocution Je ne
sais pas comment expliquer ça. J’avais l’impression
que j’avais les mots qui étaient là, mais que
je n’arrivais pas à les dire. J’avais l’impression
que les mots et les paroles collaient dans le cerveau et qu’ils
n’arrivaient pas à sortir. Cela, c’est aussi
pénible. J’ai eu aussi des problèmes de bouche
sèche, l’impression d’être un petit peu
perdu par moments. Finalement, j’ai eu la « chance »
de faire toutes les expériences tristes au niveau des médicaments
que j’avais beaucoup de peine à supporter. Pendant
cinq ou six ans, on a essayé de trouver les bons dosages,
de changer de médicaments, ou d’essayer de prendre
le soir, plutôt que le matin, celui qui faisait dormir. J’avais
aussi des somnolences. C’était pénible, c’était
une espèce de cuisine médicamenteuse. Et je me suis
toujours dit : « Je veux bien prendre des médicaments,
mais je ne veux pas que le médicament soit pire que la maladie,
parce qu’à ce moment-là je préférais
vivre mieux. ». C’est une maladie qu’on ne sent
pas, et ça c’est une chose qui est assez impressionnante
et c’est pourquoi elle est dangereuse parce qu’on ne
la sent pas. Elle est là, et on ne la sent pas. Alors au
bout de presque une dizaine d’années de traitements,
de changements de médicaments, on a enfin trouvé une
panoplie qui me permet d’avoir une tension normale. Mais c’est
vrai que cela a été un travail de longue haleine,
autant pour moi que pour le médecin. Et c’est vrai
qu’à certains moments, on a eu envie de baisser les
bras, parce qu’on se disait qu’on n’allait jamais
trouver. Mais je crois qu’il ne faut pas perdre espoir, il
faut y aller.
Témoignages
du public pendant le débat
Premier
témoignage : Chez moi, on a décelé
une hypertension légère, et on m’a recommandé
d’acheter un appareil. Ce que j’ai fait. J’ai
acheté deux appareils différents et j’ai commencé
à relever ma tension artérielle, et j’ai constaté
une chose incroyable, qui n’est pas bonne. Il y a une différence
énorme entre les deux appareils. Et, pas plus tard que ce
matin, je suis allé chez un cardiologue. On a mesuré
les deux appareils et on a comparé avec son appareil. Et
il y avait encore une différence énorme.
Second
témoignage : J’ai 73 ans et j’ai
une tension labile. Pour les personnes qui ne savent pas, ça
passe de l’extrême, de trop bas à trop haut,
etc. Tout d’un coup, je fais 230/170 et puis deux heures après,
je fais 80/60, mais je suis toujours bien. Je veux dire, je n’ai
pas de malaise en étant trop haut ou trop bas, parce que
je connais très bien mon corps et je sais tout de suite quand
je fais de l’hypertension. Mais, disons que c’est déstabilisant
et on ne sait pas toujours pourquoi on a ça, pour quelle
raison ça arrive en étant tranquille. Tout d’un
coup le cœur fiche le camp à toute vitesse. Alors, j’ai
un bêtabloquant et puis maintenant, depuis peu de temps, une
aspirine cardio légère. Tout va bien. Mais, dans ma
famille, il y a eu des patraques du cœur.
GA
: La première impression, dans ce que vous dites, c’est
que quand vous avez le cœur qui fiche le camp, comme vous dites,
donc tout d’un coup, il accélère. Il y a probablement
des phénomènes de stress, d’angoisses, qui font
que vous déchargez des hormones de stress, quand même.
Parce que si le cœur va vite, il se passe quand même
quelque chose, et la pression monte peut-être provisoirement
très vite. Vous avez dit aussi que vous aviez 73 ans et la
variation de la pression systolique est beaucoup plus grande à
partir de 70 ans que chez des jeunes de 30. Et puis, moi, je me
demande si l’appareil est juste, parce que de telles variations,
c’est un peu comme votre voisin, de telles variations me surprennent.
Témoignage
posté sur internet - 27.02.06
Bonjour,
lors de la visite medical du collège on a pris mon poids
qui etait normal, puis ma taille, puis elle a regardé mon
dos puis elle a pris ma tension c'est la ou tout derape elle prend
ma tension avec un tensionmètre automatique au poignet 3
fois elle monte 15/9 puis 20/9 puis 13/9 puis elle me dit as-tu
deja des problèmes de tension je lui repond non elle me dit
as tu deja eu mal a la tete etc je lui reponds non puis elle recommence
1 fois avec un tensiomètre automatique au bras est je fait
21/9 puis elle prend le tensiomètre et le stethoscope elle
pose le tensionmètre sur le bras puis son stethoscope. Elle
gonfle le tensionmètre, elle le degonfle tout doucement puis
la pression systolique apparait 18 et puis après la diastolique
10. Elle reprend deux fois 18/9,16/8. Lors de la visite chez mon
medecin elle est bonne. Que faire ?
Vous
pouvez me contacter par l'intermédiaire du forum@jeantet.ch
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