|
|
|
| EN QUELQUES MOTS
ET QUELQUES CHIFFRES |
 |
- En
Suisse, les maladies cardiovasculaires sont la première
cause de mortalité, loin devant les cancers. Elles
représentent aussi le premier motif d’hospitalisation
ou de visite chez le médecin.
-
Les hommes et les femmes sont inégaux face aux
risques. Avant 65 ans, l’infarctus est quatre fois
moins fréquent chez la femme que chez l’homme, parce
que les femmes bénéficient d’une protection
hormonale qui diminue le risque d’accidents cardiaques jusqu’à
la ménopause. Après 65 ans le risque devient identique.
Mais comme les femmes vivent plus longtemps, elles sont plus nombreuses
à mourir d’accident cardiaque que les hommes.
- Outre
le sexe, les principaux facteurs de risque sont
: le tabagisme, l’obésité, le manque d’activité
physique, un taux élevé de « mauvais »
cholestérol (LDL), l’hypertension artérielle,
le diabète, le stress et la prédisposition génétique.
-
Le taux de cholestérol, de même
que l’hypertension artérielle, est devenu la cible
privilégiée de la prévention médicamenteuse
des maladies cardiovasculaires. Le problème est d’estimer
à partir de quand il faut traiter un patient pour empêcher
la maladie ou la crise. Autrement dit, il faut savoir où
se trouve la frontière qui sépare, par exemple,
un taux de cholestérol « normal » d’un
autre considéré comme risqué.
-
Les seuils normaux admissibles sont constamment revus
à la baisse. Pour le « mauvais » cholestérol
(LDL), le taux admissible est passé en juillet 2003 de
3 mmol/l à 2,6 mmol/l. La différence paraît
faible, mais elle a des conséquences économiques
non négligeables. En transformant un nombre toujours
plus grand de personnes bien portantes en malades en puissance,
elle augmente le nombre de consommateurs de médicaments.
-
Une étude récente a montré que si la Grande-Bretagne
appliquait strictement ces nouvelles normes, le pourcentage de
Britanniques susceptibles de consommer quotidiennement une statine
(médicament destiné à diminuer le taux de
cholestérol) passerait de 8 à 40%. Ce qui ferait
exploser les coûts de la santé du
Royaume Uni.
-
Il existe une solution simple pour diminuer les risques
de maladies cardiovasculaires : modifier nos modes de
vie : arrêter de fumer, faire de l'exercice (30
minutes par jour), surveiller son alimentation. Plusieurs études
ont montré qu'une alimentation de type méditerranéen,
riche en fruits et légumes, pauvre en viande rouge et utilisant
essentiellement de l'huile d'olive et de colza, diminue
significativement la mortalité cardiovasculaire.
|
|