CANCER DE LA PROSTATE
Un dépistage utile ou inutile ?   (18.09.03)


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EN QUELQUES MOTS

ET QUELQUES CHIFFRES

    

  • La prostate est une glande de l’appareil reproducteur masculin. De la taille d’une grosse noix, elle est située juste sous la vessie, à la base du pénis. La prostate entoure l’urètre, le canal qui transporte l’urine de la vessie jusqu’au bout du pénis. Elle sert principalement à fabriquer la partie liquide du sperme. Dans la plupart des cas, les cancers apparaissent dans les tissus glandulaires de la prostate et généralement ils évoluent lentement.
  • Le cancer de la prostate représente la deuxième cause de mortalité masculine par cancer, juste après celui du poumon. En Suisse, il est responsable d’environ 1300 décès par an, et à Genève d’environ 70 décès par an. Il touche essentiellement les hommes âgés, 90% des décès surviennent après l’âge de 65 ans.
  • Les causes de survenue du cancer de la prostate sont mal connues. Certains pensent que ce cancer pourrait être associé au mode de vie et aux habitudes alimentaires des pays occidentaux. Il est en effet plus rare dans les pays où l’alimentation est riche en légumes et en fruits. Le cancer de la prostate pourrait aussi avoir une origine génétique. Aux Etats-Unis, par exemple, les Afro-Américains sont beaucoup plus touchés que les hommes de race blanche.
  • Les traitements actuels pour le cancer de la prostate sont la chirurgie, autrement dit l’ablation totale de la prostate, ou la radiothérapie. Les deux options de traitement ont des taux de complications très importants : environ 50% d’impuissance et 5% en moyenne d’incontinence urinaire. Sans compter les complications liées à chacun des traitements : le décès en cours d’opération pour la chirurgie (moins de 1%), les brûlures, diarrhées et saignements du rectum liés à la radiothérapie.
  • Depuis 1975, la fréquence du cancer de la prostate augmente dans les pays occidentaux, alors que sa mortalité est plutôt stationnaire, voire en légère baisse. Il s’agit vraisemblablement d’un effet du développement des examens de diagnostic et de dépistage spontanés. Des cellules cancéreuses existent en effet sous forme latente dans la prostate de près d’un tiers des hommes âgés de plus de 50 ans , et la proportion s’élève à 70% chez les hommes âgés de 80 ans et plus. Ces cellules cancéreuses évoluent très rarement en cancer symptomatique. La majorité des hommes meurent avec des cellules cancéreuses prostatiques, mais pas du cancer de la prostate.


     
   
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