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| EN QUELQUES MOTS
ET QUELQUES CHIFFRES
CHOISIR
SA PSYCHOTHERAPIE |
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Certaines
thérapies sont courtes, d’autres longues. Les unes
se concentrent sur le passé, les autres sur le présent,
d’aucunes sont inoffensives, d’autres franchement
dangereuses. On peut distinguer cependant trois grands
courants qui ont une assise scientifique et qui sont reconnus
sur le plan international : le courant psychanalytique,
le courant comportemental et cognitif et le courant systémique.
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Les thérapies psychanalytiques sont les plus
anciennes (Freud, Jung, Lacan). Elles sont fondées
sur un travail d’investigation de l’inconscient.
Un processus long, qui implique que le patient
remette en cause les défenses qui le protègent
et qu’il y ait un transfert entre lui et son thérapeute.
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Les thérapies systémiques (ou
familiales et de couple) sont apparues aux Etats-Unis
dans les années cinquante. Elles partent
du principe que les difficultés du malade sont liées
aux interactions d’un groupe. Elles consistent
à prendre en compte l’ensemble de la famille (son
histoire, ses croyances…) pour comprendre les
causes des dysfonctionnements.
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D’après
une étude menée en 2001 par la
Fédération française de psychothérapie
auprès d’un échantillon de 8000 personnes
de plus de 15 ans, il ressort qu’en France, les
thérapies psychanalytiques sont choisies par 30% des
patients, les thérapies comportementales par 20%, et
les thérapies familiales et de couple par 12%
; viennent ensuite l’analyse transactionnelle, la PNL,
l’hypnose et la Gestalt.
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Une autre étude
publiée en février 2004 a été
menée par l’INSERM (Institut National de la Santé
et de la Recherche Médicale) pour tenter d’évaluer
les différentes psychothérapies. Elle s’est
basée sur l’analyse de plus de 1000 articles parus
dans la littérature scientifique internationale. Elle
montre que les thérapies cognitivo-comportementales
sont les plus efficaces chez l’adulte pour les troubles
dépressifs, les troubles anxieux (attaques de panique,
etc), les états de stress post-traumatique, les troubles
obsessionnels compulsifs, les différentes phobies.
Pour les troubles de la personnalité (schizophrénie,
borderline), les thérapies psychanalytiques associées
à des médicaments se sont montrées efficaces,
de même que les thérapies familiales qui ont aussi
fait preuve de leur efficacité dans les troubles alimentaires,
particulièrement l’anorexie mentale.
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