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| EN QUELQUES MOTS
ET QUELQUES CHIFFRES |
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Depuis
une vingtaine d’années, les coûts
de la santé explosent. Leur taux de croissance est 2
à 3 fois supérieur à celui du produit intérieur
brut (PIB). Cette montée en flèche concerne
tous les pays industrialisés. La Suisse, qui
se situe au 2ème rang mondial derrière les Etats-Unis,
a consacré en 2004 11,5% de son PIB à la santé
contre 6,3% en 1980. (voir figure ci-jointe).
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Les ressources n’étant pas illimitées, les
premiers efforts pour tenter de limiter les coûts consistent
à rationaliser les systèmes de santé :
meilleure utilisation des services de santé, production
de guide-lines pour la pratique médicale, développement
de la médecine fondée sur les preuves, etc.
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Les
mécanismes pouvant induire un rationnement implicite
des soins sont connus : introduction de financements
forfaitaires, abaissement de l’offre de soins en dessous
de la demande, voire des besoins, dissuasion de la demande,
etc.
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Par
sa nature, le rationnement implicite n’est
pas précisément quantifiable. Il s’applique
au cas par cas, de façon non-dite, sans
systématique, ni légitimité démocratique,
mais avec l’avantage d’une certaine souplesse
conforme à la pratique clinique.
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Dans l’Etat américain de l’Oregon,
dans le cadre du programme social prévu pour les personnes
nécessiteuses, celles-ci ne sont remboursées que
si le traitement prévu atteint un niveau de priorité
suffisant sur une liste préétablie.
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En
Nouvelle-Zélande, la nécessité
d’une intervention est quantifiée pour chaque patient.
Mais le modèle, en raison de son extrême complexité,
n’a pu être mis en place que pour cinq types d’opérations,
comme celle de la cataracte par exemple.
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