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| EN QUELQUES MOTS
ET QUELQUES CHIFFRES |
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En
2001, la Suisse a dépensé plus de 46 milliards
pour son système de santé, ce qui représente
le 11,1% de son produit intérieur brut (PIB).
(voir fig.1) Un tiers de cette somme est à imputer aux
hôpitaux. Et deux domaines connaissent des augmentations
plus fortes que le reste : les EMS (établissements médico-sociaux)
et les institutions spécialisées pour les handicapés.
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Si
l'on compare le montant des dépenses de santé
de la Suisse au reste du monde, on remarque que notre
pays se situe au deuxième rang, derrière les Etats-Unis
(13,9% du PIB), mais devant l'Allemagne (10,7% du PIB). (voir
fig.2).
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Les coûts
de la santé augmentent plus vite que le PIB, parce
qu'ils obéissent vraisemblablement à leur propre
dynamique. Ils dépendent essentiellement des progrès
de la médecine, de l'augmentation de la durée
de vie et de la médicalisation des problèmes sociaux.
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Environ
deux tiers des coûts de la santé sont payés
par les ménages, en grande partie par les primes par
tête. De 1990 à 2000, les ménages ont
vu progresser leurs dépenses pour la santé de
67% alors que les dépenses étatiques n'ont progressé
que de 40%. C'est donc surtout le désengagement des
pouvoirs publics dans le financement de la santé qui
a conduit à l'explosion des primes des caisses maladies.
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A
cause des primes par tête (donc indépendantes du
revenu), les charges des familles avec enfant ont pris des proportions
telles que, d'après l'office fédéral
des assurances sociales (OFAS), 25% des familles dépendent
des subventions pour pouvoir payer leurs primes.
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Dans
les hôpitaux, les établissements médico-sociaux
(EMS), les institutions spécialisées pour handicapés,
la pression économique conduit déjà
à des conditions de travail précaires et à
la réduction des prestations médicales et paramédicales.
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