SANTE TOUJOURS PLUS CHERE
Quelles limites à la solidarité ?   (04.03.04)


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EN QUELQUES MOTS

ET QUELQUES CHIFFRES

     

  • En 2001, la Suisse a dépensé plus de 46 milliards pour son système de santé, ce qui représente le 11,1% de son produit intérieur brut (PIB). (voir fig.1) Un tiers de cette somme est à imputer aux hôpitaux. Et deux domaines connaissent des augmentations plus fortes que le reste : les EMS (établissements médico-sociaux) et les institutions spécialisées pour les handicapés.
  • Si l'on compare le montant des dépenses de santé de la Suisse au reste du monde, on remarque que notre pays se situe au deuxième rang, derrière les Etats-Unis (13,9% du PIB), mais devant l'Allemagne (10,7% du PIB). (voir fig.2).
  • Depuis 1990, les dépenses de santé publique dans notre pays ont augmenté proportionnellement plus vite que le produit intérieur brut (PIB). (voir fig.3).
  •   Les coûts de la santé augmentent plus vite que le PIB, parce qu'ils obéissent vraisemblablement à leur propre dynamique. Ils dépendent essentiellement des progrès de la médecine, de l'augmentation de la durée de vie et de la médicalisation des problèmes sociaux.
  • Environ deux tiers des coûts de la santé sont payés par les ménages, en grande partie par les primes par tête. De 1990 à 2000, les ménages ont vu progresser leurs dépenses pour la santé de 67% alors que les dépenses étatiques n'ont progressé que de 40%. C'est donc surtout le désengagement des pouvoirs publics dans le financement de la santé qui a conduit à l'explosion des primes des caisses maladies.
  • A cause des primes par tête (donc indépendantes du revenu), les charges des familles avec enfant ont pris des proportions telles que, d'après l'office fédéral des assurances sociales (OFAS), 25% des familles dépendent des subventions pour pouvoir payer leurs primes.
  • Dans les hôpitaux, les établissements médico-sociaux (EMS), les institutions spécialisées pour handicapés, la pression économique conduit déjà à des conditions de travail précaires et à la réduction des prestations médicales et paramédicales.
     
   
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