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| EN QUELQUES MOTS
ET QUELQUES CHIFFRES |
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Les
données médicales sont des données extrêmement
sensibles. Un épisode psychiatrique, une séropositivité,
ou même une maladie chronique comme le diabète
peuvent intéresser un éventuel employeur
ou un assureur lors de la contraction d'un prêt,
d'une assurance vie, etc.
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Ce passage du serment d'Hippocrate traitant
du secret médical est toujours d'actualité
: " Quoi que je voie ou entende dans la société
pendant l'exercice ou même hors de l'exercice de ma profession,
je tairai ce qui n'a pas besoin d'être divulgué,
regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas".
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Le secret médical était plus facile à
appliquer lorsque le malade était traité par un
seul médecin. Cela a changé lorsque,
dans l'intérêt même du malade, le secret
a dû être partagé entre différents
intervenants médicaux. Et. tout s’est aggravé
lorsque l’Etat et les assurances ont aussi réclamé
des informations sur les patients pour contrôler les coûts
de la santé.
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Le facteur qui fragilise le plus le secret médical
c'est la banalisation ou la méconnaissance, par les médecins
eux-mêmes, des risques qui pèsent déjà
sur le secret médical et en particulier sur les banques
de données en train de se constituer.
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La
FMH, la fédération des médecins suisses,
ne s'est pas opposée au nouveau système de tarification
TarMed, entré en vigueur en janvier 2004, qui
oblige les médecins à indiquer le diagnostic sur
les factures nominatives de leurs patients. Une pratique déjà
répandue dans certains cantons, mais que le système
TarMed généralise.
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Les
patients ne sont pas dupes. La preuve : un sondage publié
le 30 mars 2004 par le Conseil suisse de la protection de la
personnalité montre qu'un Suisse sur quatre ne
croit pas, ou plus, au secret médical.
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Avec
les dossiers papiers actuels, le partage du secret médical
pose déjà un problème, même
s'il est souvent minimisé. Mais il devient plus
grand avec l'informatisation de la pratique médicale
qui facilite l'accès et le transfert des données.
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Crainte
à juste titre, l’informatique peut, malgré
tout, assurer un traitement des informations médicales
qui soit à la fois respectueux de chaque individu et
aussi utile au contrôle des coûts de la santé.
A condition d'y mettre le prix. (voir document joint).
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